Par Jean Pierre Crochet, mardi 17 mai 2011 à 10:52
Article
#3122
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"C’est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser… il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir."
MONTESQUIEU, Charles de Secondat L’Esprit des Lois, XI, IV
Par Jean Pierre Crochet, vendredi 6 mai 2011 à 19:00
Article
#3121
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Tout est calme
Trop
Les rires s'éloignent en écho
les mots s'éteignent dans les gorges
Humanité sort du dico
et l'audace a éteint ses forges
Les coeurs ne font plus de bruit
et s'accélèrent dans le silence
çà s'inquiète autant que çà fuit
dans une douteuse cadence
Le monde est flou et lâche la rampe
on n'entend rien qu'un souffle qui peine
et si contre le vertige on rampe
on goûte le çà la source de la haine
A les écouter chuchoter
Tous ceux qui s'font leur beurre d'la peur
on fixe demain les yeux fermés
La vie se vide à pleurs
Tout est calme
Trop
Un oeil écarte le rideau
paraît qu'il paraît qu'il paraît
Le voisin a toujours bon dos
pour nier sa propre lâcheté
Cette petite musique de mort
qui ronronne dedans ma télé
me crache qu'il aura toujours tort
celui qui danse à côté
Si les professionnels d'la trouille
parviennent à nous rallier tremblants
et qu'on condamne la débrouille
au nom d'un dangereux ordre puant
Y'aura d'la merde dans nos urnes
et ce silence on s'le mang'ra
journées nocturnes et chemises brunes
J'ai peur mais faut pas que çà s'voie
Tout est calme
Trop
Loic Lantoine/ François Pierron
Album "Tout est calme" 2006
Par Jean Pierre Crochet, mercredi 30 mars 2011 à 16:33
Article
#3120
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Par Jean Pierre Crochet, vendredi 21 janvier 2011 à 14:27
Article
#3119
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"Parler de l’humanité, c’est parler de soi-même. Dans le procès que l’individu intente perpétuellement à l’humanité, il est lui-même incriminé et la seule chose qui puisse le mettre hors de cause est la mort. Il est significatif qu’il se trouve constamment sur le banc des accusés, même quand il est juge. Personne ne peut prétendre que l’humanité est entrain de pourrir sans, tout d’abord, constater les symptômes de la putréfaction sur lui-même, sans avoir lui-même commis de mauvaises actions. En ce domaine, toute observation doit être faite in vivo. Tout être vivant est prisonnier à perpétuité de l’humanité et contribue par sa vie, qu’il veuille ou non, à accroître ou à amoindrir la part de bonheur et de malheur, de grandeur et d’infamie, d’espoir et de désolation, de l’humanité.
C’est pourquoi je puis oser dire que le destin de l’homme se joue partout et tout le temps et qu’il est impossible d’évaluer ce qu’un être humain peut représenter pour un autre. Je crois que la solidarité, la sympathie et l’amour sont les dernières chemises blanches de l’humanité. Plus haut que toutes les vertus, je place cette forme que l’on appelle le pardon. Je crois que la soif humaine de pardon est inextinguible, non pas qu’il existe un péché originel d’origine divine ou diabolique mais parce que, dès l’origine, nous sommes en butte à une impitoyable organisation du monde contre laquelle nous sommes bien plus désarmés que nous pourrions le souhaiter.
Or, ce qu’il y a de tragique dans notre situation c’est que, tout en étant convaincu de l’existence des vertus humaines, je puis néanmoins nourrir des doutes quant à l’aptitude de l’homme à empêcher l’anéantissement du monde que nous redoutons tous. Et ce scepticisme s’explique par le fait que ce n’est pas l’homme qui décide, en définitive, du sort du monde, mais des blocs, des constellations de puissances, des groupes d’Etats, qui parlent tous une langue différente de celle de l’homme, à savoir celle du pouvoir.
Je crois que l’ennemi héréditaire de l’homme est la macro-organisation, parce que celle-ci le prive du sentiment, indispensable à la vie, de sa responsabilité envers ses semblables, réduit le nombre des occasions qu’il a de faire preuve de solidarité et d’amour, et le transforme au contraire en co-détenteur d’un pouvoir qui, même s’il paraît, sur le moment, dirigé contre les autres, est en fin de compte dirigé contre lui-même. Car qu’est-ce que le pouvoir si ce n’est le sentiment de n’avoir pas à répondre de ses mauvaises actions sur sa propre vie mais sur celle des autres ?
Si, pour terminer, je devais vous dire ce dont je rêve, comme la plupart de mes semblables, malgré mon impuissance, je dirais ceci : je souhaite que le plus grand nombre de gens possible comprennent qu’il est de leur devoir de se soustraire à l’emprise de ces blocs, de ces Églises, de ces organisations qui détiennent un pouvoir hostile à l’être humain, non pas dans le but de créer de nouvelles communautés, mais afin de réduire le potentiel d’anéantissement dont dispose le pouvoir en ce monde. C’est peut-être la seule chance qu’ai l’être humain de pouvoir un jour se conduire comme un homme parmi les hommes, de pouvoir redevenir la joie et l’ami de ses semblables."
Publié en 1950 dans les colonnes de l'hebdomadaire Vi (Nous), organe de presse des coopératives suédoises, cet article répond à une enquête sur le thème "Croyons-nous en l'être humain?". Extrait de La Dictature du chagrin, Agone 2001.
Traduit du suédois par Philippe Bouquet
Par Jean Pierre Crochet, dimanche 16 janvier 2011 à 10:13
Article
#3118
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« Cher Stig,
Espérons que nous serons dignes de ton espérance désespérée.
Espérons que nous aurons le courage d’être seuls et la vaillance d’être ensemble, parce qu’une dent ne peut rien hors de la bouche, comme un doigt coupé de la main.
Espérons que nous saurons désobéir chaque fois que nous recevrons des ordres qui humilient notre conscience ou qui violent notre sens commun.
Espérons que nous saurons mériter d’être traités de fous, comme les Mères de la Place de Mai, pour avoir commis la folie de refuser d’oublier, malgré cette époque d’amnésie obligatoire.
Espérons que nous serons assez têtus pour continuer à croire, contre toute évidence, que la condition humaine en vaut l’effort, parce que nous avons certes été mal faits, mais nous nous faisons encore.
Espérons que nous serons capables de suivre les chemins du vent, malgré les chutes et les trahisons et les défaites. Parce que l’histoire continue au-delà de nous, et que lorsqu’elle dit adieu, elle veut en vérité dire au revoir.
Espérons que nous saurons garder la certitude que l'on peut être compatriote et contemporain de tous ceux qui sont mus par la volonté de justice et le désir de beauté, où qu’ils soient nés, où qu’ils vivent, car les cartes de l’âme et du temps n’ont pas de frontières. »
Eduardo Galeano (écrivain uruguayen) qui a reçu le prix Stig Dagerman le 12 septembre à Laxön en Suède.
Par Jean Pierre Crochet, dimanche 28 juin 2009 à 06:07
Article
#3114
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du lundi 29 juin au jeudi 2 juillet
Un grand merci aux lecteurs fidèles, pendant près de deux ans, de ces 3114 billets...
Par Jean Pierre Crochet, dimanche 28 juin 2009 à 06:03
Article
#3111
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Les vacances servent à se reposer, jouer, mûrir, grandir, chacun à son rythme.
Il existe des jeux simples qui permettent, incognito, presque sur la pointe des pieds, d’apprendre, de réviser, de renforcer ses connaissances, de se rassurer, de découvrir des choses nouvelles et aussi, tout simplement, de s’amuser, seul ou en famille… Nous avons le plaisir de vous proposer quelques sites pour que votre enfant puisse continuer à pratiquer les langues, en s’amusant, pendant l’été.
PrimLangues vous offre pour l’été une sélection de jeux de vacances accessibles par internet :
Jeux à imprimer pour jouer, seul ou en groupe
Jeux à faire avec un adulte (activités, bricolage, expérience scientifique, cuisine)
Pour jouer "sur l’ordinateur"
Par Jean Pierre Crochet, dimanche 28 juin 2009 à 06:03
Article
#3108
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Liste d'adresses publiée par le Scéren
Par Jean Pierre Crochet, dimanche 28 juin 2009 à 05:58
Article
#2885
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Super Kimy est un jeu pédagogique en ligne, proposé par la Fondation de la Maison de la Chimie et l'Union des Industries Chimiques, aux enfants de 7 à 11 ans afin de leur permettre de découvrir la chimie d'aujourd'hui tout en s'amusant.
(consultez l'espace professeur !)
Par Jean Pierre Crochet, dimanche 28 juin 2009 à 05:57
Article
#1164
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Ampère et l'histoire de l'électricité est une plateforme web évolutive, à la croisée de l'histoire des sciences, de l'archivistique et de l'informatisation des données scientifiques. Comportant actuellement près de 5 600 pages, le site s'adresse aux chercheurs, aux enseignants, aux étudiants, et au public curieux.
Le Parcours pédagogique s'adresse aux enseignants, aux étudiants, aux élèves et au public curieux. Il propose des dossiers sur des moments ou des thèmes particulièrement riches de l'histoire de l'électricité.
Ces dossiers rassemblent des articles historiques, des vidéos d'expériences, des exercices, des documents originaux, des animations 3D, etc. Ils renvoient également à d'autres parties du site. Parmi les titres à venir : Avec Ampère, le courant passe ; Créer de l'électricité avec le magnétisme, etc.
Le site est soutenu par le CNRS, la Fondation EDF Diversiterre, la Cité des sciences et de l'industrie, l'Agence nationale de la recherche, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche.
Par Jean Pierre Crochet, samedi 27 juin 2009 à 16:18
Article
#3113
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Aux portes de Paris :
vidéo,
portraits de Rroms, de La Courneuve à Saint-Denis,
l’errance des Rroms, citoyens européens.
Articles du Monde
La vie des Roms aux portes de Paris
par Daniel Maunoury pour
VSD
Magnifiques photographies de
Joakim Eskildsen (a voyagé pendant sept ans à travers l'Europe pour suivre cette communauté, en France, en Inde, en Russie, en Grèce, en Hongrie, Roumanie et Finlande - site déjà recommandé).
Enterrez-moi debout d'Isabel Fonseca (Albin Michel)
Pendant plus de quatre ans, de l'Albanie à la Slovaquie en passant par la Roumanie et la Hongrie, Isabel Fonseca a suivi les Tziganes. Elle a appris à connaître leur langue et leurs traditions et rejoint les rangs de ceux qui se révoltent contre l'ostracisme dont ils sont, depuis si longtemps, victimes.
Traduit dans le monde entier, cet ouvrage vivant, érudit et passionnant, dresse le portrait des Tziganes, de leur histoire et de leur culture.
A lire également :
Zoli de Colum McCann (Éditions Belfond 2007),
écrivain irlandais qui s'est intéressé au destin chaotique d'une Tsigane, bannie des siens.
10 questions à Colum Mc Cann (Zoli) -
L'interview du Blog des livres
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