Par Jean Pierre Crochet, lundi 21 janvier 2008 à 20:27
En 2006, un Français sur quatre de plus de 15 ans n'a lu aucun livre, et 38% des lecteurs lisent moins de dix livres par an (hors bande dessinée) contre 24% en 1973", relève Alain Absire, écrivain, président de la Société des gens de lettres, dans une tribune accordée au Figaro. Selon lui, "le signe de plus en plus approximatif et l'image qui défile gratuitement sur tous les écrans, via le Web, l'emportent sur le sens".
Pourtant avec les "chats, les blogs, les SMS, et autres sites d'échange et de partage… on n'a jamais autant écrit ni autant lu", explique-t-il. Mais d'ajouter, "sans le livre, désacralisé, découpé et trituré à volonté sur la Toile, et sans les normes qu'il impose, l'écrit prolifère de façon anarchique". D'ailleurs, pour l'écrivain, le résultat est préoccupant : comment s'intégrer dans notre société si le seul langage que l'on pratique est approximatif, codé et réservé à une nouvelle population d'illettrés qui écrivent phonétiquement comme ils parlent ?
Alain Absire estime alors urgent le renforcement du réseau des médiateurs de proximité. Ecoles, librairies, bibliothèques, associations, maisons d'écrivain, relais sociaux, etc., toutes les énergies doivent être fédérées. Il souligne également l'importance de tisser le lien social. Il prend ainsi l'exemple de l'opération "A l'école des écrivains, des mots partagés", qui permet à trente et un collèges de travailler directement avec des écrivains. Toutefois, Alain Absire précise que "pour que le nombre des 'sacrifiés' se réduise, elle doit être l'amorce d'un plan d'action à l'échelle nationale".
Source : Le Figaro - Article paru dans NousVousIls.fr
Pourtant avec les "chats, les blogs, les SMS, et autres sites d'échange et de partage… on n'a jamais autant écrit ni autant lu", explique-t-il. Mais d'ajouter, "sans le livre, désacralisé, découpé et trituré à volonté sur la Toile, et sans les normes qu'il impose, l'écrit prolifère de façon anarchique". D'ailleurs, pour l'écrivain, le résultat est préoccupant : comment s'intégrer dans notre société si le seul langage que l'on pratique est approximatif, codé et réservé à une nouvelle population d'illettrés qui écrivent phonétiquement comme ils parlent ?
Alain Absire estime alors urgent le renforcement du réseau des médiateurs de proximité. Ecoles, librairies, bibliothèques, associations, maisons d'écrivain, relais sociaux, etc., toutes les énergies doivent être fédérées. Il souligne également l'importance de tisser le lien social. Il prend ainsi l'exemple de l'opération "A l'école des écrivains, des mots partagés", qui permet à trente et un collèges de travailler directement avec des écrivains. Toutefois, Alain Absire précise que "pour que le nombre des 'sacrifiés' se réduise, elle doit être l'amorce d'un plan d'action à l'échelle nationale".
Source : Le Figaro - Article paru dans NousVousIls.fr

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