Les jeunes ayant quitté le système éducatif en 2004 ont effectué leurs premiers pas dans la vie active alors que la conjoncture était peu porteuse.
Les débutants n'ayant aucun diplôme restent les plus pénalisés sur le marché du travail. Mais le chômage épargne moins qu'auparavant les titulaires d'un CAP ou d'un BEP : ainsi, au bout de trois ans de vie active, les non diplômés ont non seulement le taux de chômage le plus élevé et des salaires plutôt faibles, mais aussi des emplois souvent précaires, à durée déterminée pour la moitié d'entre eux, et beaucoup travaillent à temps partiel alors qu'ils auraient souhaité un temps plein.
Si les inégalités d’insertion selon le niveau de diplôme perdurent, la position relative des titulaires d'un CAP ou d'un BEP s'est quant à elle nettement détériorée. C'est le seul niveau de diplôme pour lequel le taux de chômage est plus important pour la Génération 2004 que pour la Génération 2001. Sont concernés au premier chef les titulaires d’un CAP ou BEP tertiaire, dont le taux de chômage a progressé de 4 points, pour atteindre 22% au sein de la Génération 2004.


Devant les difficultés d'insertion, une partie des bacheliers sont eux retournés en formation. En revanche, les détenteurs d'un diplôme de niveau bac+2 continuent à s'insérer assez rapidement, malgré la concurrence potentielle des nouveaux titulaires d'une licence professionnelle. A niveau de dipôme équivalent, les jeunes femmes restent, dès leur première embauche, désavantagées par rapport aux hommes. Enfin une partie des jeunes issus de l'immigration apparaît aujourd'hui plus pénalisée sur le marché du travail.
Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ) le marché du travail