Par Jean Pierre Crochet, samedi 22 mars 2008 à 06:18
A l'occasion de la journée de la Francophonie, l'Ecole Centrale d'Electronique (ECE) a soumis près de trois cents étudiants ingénieurs à la dictée que voici :
La rencontre entre deux continents.
La boussole de Jacques Cartier le guida afin qu'il prît possession du Canada en 1534. Celle de Samuel de Champlain apprivoisa les noroîts et les alizés avant qu'il vît la Nouvelle-France et vînt fonder Québec en 1608.
Quatre cents ans déjà que, telle une passerelle humaine, des Français des régions ouest sont allés planter leur vie là-bas, par-delà l'océan. Faisant fi des plaignards, l'hiver, ils ont vaillamment pelleté la neige des congères, quand les chasse-neige n'étaient pas légion, et se sont embourrés dans des couvertures bleu sombre pour se réchauffer.
Certains se sont rapprochés des mouflons et des orignaux, ont frayé avec le tétras, le balbuzard ou le ouaouaron. D'autres se sont faits trappeurs. Combien d'heures jubilatoires ont-ils alors passées en palabres lorsqu'ils ont dû s'attabler pour négocier des fourrures avec des Algonquins ?
Au fil des siècles, avec tact, ils ont assaisonné les mots français à la sauce québécoise, en évitant de s'enfarger dans les fleurs du tapis !
S'ils ont admiré les sarracénies rouge violacé des Terre-Neuviens, ils se sont aussi laissé envoûter par les emblèmes actuels de la Belle Province : le lis blanc, aux feuilles verticillées, dont le bulbe est rattaché à un rhizome, et le harfang des neiges.
Aujourd'hui, le visage tourné vers l'avenir, nos cousins du Québec se déplacent sur des rouli-roulants, pitonnent joyeusement, ont de la jasette et aiment à mémérer ou à clavarder.
Alors toi, jeune francophone, remercie-les, en cette date anniversaire, de défendre si magnifiquement notre chère langue française…
© Texte établi par Line Sommant
La rencontre entre deux continents.
La boussole de Jacques Cartier le guida afin qu'il prît possession du Canada en 1534. Celle de Samuel de Champlain apprivoisa les noroîts et les alizés avant qu'il vît la Nouvelle-France et vînt fonder Québec en 1608.
Quatre cents ans déjà que, telle une passerelle humaine, des Français des régions ouest sont allés planter leur vie là-bas, par-delà l'océan. Faisant fi des plaignards, l'hiver, ils ont vaillamment pelleté la neige des congères, quand les chasse-neige n'étaient pas légion, et se sont embourrés dans des couvertures bleu sombre pour se réchauffer.
Certains se sont rapprochés des mouflons et des orignaux, ont frayé avec le tétras, le balbuzard ou le ouaouaron. D'autres se sont faits trappeurs. Combien d'heures jubilatoires ont-ils alors passées en palabres lorsqu'ils ont dû s'attabler pour négocier des fourrures avec des Algonquins ?
Au fil des siècles, avec tact, ils ont assaisonné les mots français à la sauce québécoise, en évitant de s'enfarger dans les fleurs du tapis !
S'ils ont admiré les sarracénies rouge violacé des Terre-Neuviens, ils se sont aussi laissé envoûter par les emblèmes actuels de la Belle Province : le lis blanc, aux feuilles verticillées, dont le bulbe est rattaché à un rhizome, et le harfang des neiges.
Aujourd'hui, le visage tourné vers l'avenir, nos cousins du Québec se déplacent sur des rouli-roulants, pitonnent joyeusement, ont de la jasette et aiment à mémérer ou à clavarder.
Alors toi, jeune francophone, remercie-les, en cette date anniversaire, de défendre si magnifiquement notre chère langue française…
© Texte établi par Line Sommant

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