Chez moi le refus a été toujours plus puissant que l'emballement. Animé à la fois par la tentation de l'absolu et par le sentiment persistant de la vacuité, comment aurais-je pu espérer?
Dureté du combat ? Combat en dépit de sa volonté, de ses résolutions oui. Mais comme le Pr Molimard l'a démontré (dans son ouvrage La Fume), la volonté n'aide pas le fumeur dès lors qu'il a pris la ferme décision de cesser sont tabagisme.
Il ne sert à rien de combattre en l'affaire, si ce n'es pour se faire du mal. Toute bataille contre la dépendance est perdue d'avance, la volonté est facteur de rechute. Molimard différencie la volonté de la détermination : ce n'est pas un jeu avec les mots. Moi je dis que la bataille est inutile, on ne peut la gagner : la dépendance est là et restera à vie. La guerre est perdue. Une fois ceci réalisé, alors on adopte un état d'esprit positif et efficace. On vit avec sa dépendance, et plutôt mieux qu'en restant fumeur. Car il me reste à rencontrer un ancien fumeur qui désire retomber délibérément dans son tabagisme au quotidien.
Tu nous affirmes quelque chose qui rend les choses plus difficiles qu'elles ne sont en réalité. Ceux qui ont réussi leur arrêt reconnaissent que finalement ce n'était pas si terrible que ça, enfin l'extrême majorité. Dire que c'est difficile, c'est le rendre difficile ! C'est comme ces prophéties auto-réalisatrices.
Dire que c'est difficile favorise la vente de médicaments réputés aider à l'arrêt, comme une bonne partie du battage de cette journée est financée - au moins indirectement - par ceux qui y ont avantage sur le plan économique, à savoir les labos. C'est une magnifique opération marketing...
Si on laissait tomber les approches recommandées par les autorités médicales, financées par les labos (références dans mon blog), alors on dirait que la cessation du tabagisme est aléatoire, non pas 'difficile'. C'est la culpabilité de l'échec qui fait dire que c'est difficile !
1. Le dimanche 29 mai 2011 à 20:58, par journée sans tabac
Ajouter un commentaire