Un rapport du Haut Conseil de l'Education qui va faire grand bruit.
L'orientation "tend à procéder par exclusions successives vers des voies ou des filières moins considérées".
"L'affectation se fait selon des filières très fortement hiérarchisées" et elle est "déterminée de façon très précoce".
"L'institution scolaire a encore des progrès à faire pour que les décisions d'orientation encouragent, lorsqu'elles sont légitimes, les ambitions des élèves des milieux les moins favorisés".
En lycée professionnel un élève peut être affecté "dans une spécialité qui ne l'intéresse pas ou qui ne correspond pas à ses aptitudes": "une différence importante avec le lycée général et technologique" qui peut "renforcer le sentiment d'injustice".
Une mauvaise orientation est "difficile à rattraper", par manque de possibilités de passerelles. Enfin, l'orientation reste "éloignée des réalités de la vie professionnelle".
La fonction de conseil en orientation est "aujourd'hui mal exercée" car les missions des copsy sont floues, ils ne sont "pas réellement dirigés" et "pas non plus inspectés".
"Leur recrutement ne serait pas poursuivi".
En outre, la fonction serait aussi remplie par des enseignants volontaires, à temps partiel, qui deviendraient les "professeurs référents" de quelques élèves qui, de préférence, ne seraient pas les leurs.
Le HCE souhaite que les régions prennent en charge l'accueil et l'information des jeunes.
Source : VousNousIls
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