Mis en place par Xavier Darcos à la rentrée 2007 dans les collèges publics et privés de l'éducation prioritaire ainsi que dans certains collèges ne relevant pas de l'éducation prioritaire, l'accompagnement éducatif après la classe a pour but de favoriser la réussite des élèves, leur épanouissement personnel et de réconcilier le temps de l'école avec la vie professionnelle des parents.
Pour l'année scolaire 2007-2008, l'accompagnement éducatif a été effectivement organisé par 1508 collèges :
* 1085 collèges relevant de l'éducation prioritaire
* 423 collèges ne relevant pas de l'éducation prioritaire
Le dispositif a bénéficié à 210 253 élèves. Dans l'éducation prioritaire il a concerné :
* 46% des élèves de sixième,
* 36% des élèves de cinquième,
* 29Þs élèves de quatrième,
* 31% des élèves de troisième
Les activités se sont déroulées en petits groupes de 6 à 17 élèves au maximum
Le temps consacré à l'accompagnement éducatif a représenté 961 098 heures :
* l'aide aux devoirs : 71,2%
* la pratique artistique et culturelle : 19,4%
* la pratique sportive : 9,4%
L'encadrement du dispositif a été assuré par 26 221 intervenants :
* 17836 enseignants du second degré (68% des intervenants)
* 5833 assistants d'éducation et assistants pédagogiques (22%),
* 1164 autres personnels de l'Education nationale (4%),
* 1116 intervenants extérieurs (4%),
* 272 autres intervenants (1%) - enseignants retraités - parents d'élèves
A la rentrée 2008, ce dispositif sera généralisé à l'ensemble des collèges et mis en œuvre dans toutes les écoles élémentaires de l'éducation prioritaire.
(Communiqué du Ministère)


Le président de la Ligue de l'Enseignement Eric Favey, favorable à l'idée de départ, est plus circonspect. "Comme on le redoutait, la culture scolaire a cannibalisé le reste : résultat, on a 75% des activités qui sont de l'aide aux devoirs, et pas assez de sport et d'activités culturelles, dont les élèves ont aussi besoin pour leur épanouissement", a-t-il déploré.
Pis: "les élèves les plus en difficulté n'ont pas participé" à l'accompagnement éducatif, parce que souvent, "aucune stratégie de mobilisation des parents n'a été mise en place" et parce que "le dispositif n'est pas assez incitatif", a-t-il ajouté.