Par Jean Pierre Crochet, dimanche 21 septembre 2008 à 12:07
Vilhelm Moberg est né à Algutsboda, province du Småland au sud de la Suède en 1898 (il se suicide en 1973). Issu d’une famille de soldats et de petits fermiers, il est essentiellement autodidacte.
Ensuite, il occupe différents emplois de fermier, de forestier ou d'ouvrier dans une usine de verre soufflé, puis débute comme journaliste et a été le plus jeune rédacteur en chef de Suède en 1920.
Comme d’autres écrivains issus de la classe ouvrière de sa génération, notamment Eyvind Johnson (1900-1976), Ivar Lo-Johansson (1901-1989) et Harry Martinson (1904-1978), auxquels il faudrait au moins ajouter Moa Martinson (1890-1964), Jan Fridegård (1897-1968), Rudolf Värnlund (1900-1945), Folke Fridell (1904-1985) et Josef Kjellgren (1907-1948), Moberg a dépeint la vie des petites gens, leurs traditions, leurs usages et leurs combats quotidiens. Son œuvre représente un document important de l’histoire sociale et montre les influences des divers mouvements sociaux et politiques en Suède.
Il se rattache à un courant majeur de la littérature suédoise, le roman prolétarien. L'oeuvre de l'écrivain est immense mais beaucoup de ses livres n'ont pas été traduits en français. En 1998, les Suédois, cent ans après la naissance de Moberg, ont élu "la Saga des Émigrants" meilleur roman suédois du siècle. En 2000, cette tétralogie a été publiée en huit volumes (éditions Gaïa) en français.
La Suède est sans doute le pays où la classe ouvrière a trouvé sa plus belle expression littéraire, à travers une "école" d’une exceptionnelle fécondité : le roman prolétarien qui refuse l’égotisme et le nombrilisme et est essentiellement tourné vers l’Autre.
Ses livres avaient été brûlés en place publique en Allemagne nazie et lui-même avait été déclaré "ennemi du Reich". Il avait dit, alors : "Ça me suffira comme distinction pour toute ma vie."
«Il y a cent ans, nos ancêtres suçaient les cailloux du Småland.»
"la Saga des Émigrants" Traduit du suédois par Philippe Bouquet Editions Gaïa, 1999-2000
Les Suédois évoquent ainsi la disette qui régnait chez eux au XIXe siècle. Tenaillés par la faim, étouffés par une Eglise luthérienne rigoriste, ils furent des milliers à émigrer aux Etats-Unis (en moins d'un siècle, la Suède vit un tiers de sa population, environ 1,5 million de personnes, s'exiler en Amérique). .
Vilhelm Moberg raconte l'histoire de 16 émigrants de Ljuder paroisse de Småland, qui émigre et s'installe à Chisago County, Minnesota, en 1850. la vie des paysans était rythmée par les saisons et les offices religieux. Quand la terre vint à manquer, Kristina et Karl Oskar, héritiers d'un lopin aride, Robert, le valet de ferme, son compagnon Arvid, Ulrika, la femme de mauvaise vie, et Danjel, l'hérétique, nourrissent l'idée d'émigrer...
Quelques romans 1927 Raskens (En soldatfamiljs historia)
Publié en 1927, il évoque les traditions familiales et la vie quotidienne d’un soldat, Rask, et de sa femme Ida, à la fin du 19ème siècle...
1941 Rid i natt!
Les nobles allemands sont envoyés en Suède, durant le règne de la reine Christina, pour dominer les paysans suédois indépendants...
Ensuite, il occupe différents emplois de fermier, de forestier ou d'ouvrier dans une usine de verre soufflé, puis débute comme journaliste et a été le plus jeune rédacteur en chef de Suède en 1920.
Comme d’autres écrivains issus de la classe ouvrière de sa génération, notamment Eyvind Johnson (1900-1976), Ivar Lo-Johansson (1901-1989) et Harry Martinson (1904-1978), auxquels il faudrait au moins ajouter Moa Martinson (1890-1964), Jan Fridegård (1897-1968), Rudolf Värnlund (1900-1945), Folke Fridell (1904-1985) et Josef Kjellgren (1907-1948), Moberg a dépeint la vie des petites gens, leurs traditions, leurs usages et leurs combats quotidiens. Son œuvre représente un document important de l’histoire sociale et montre les influences des divers mouvements sociaux et politiques en Suède.
Il se rattache à un courant majeur de la littérature suédoise, le roman prolétarien. L'oeuvre de l'écrivain est immense mais beaucoup de ses livres n'ont pas été traduits en français. En 1998, les Suédois, cent ans après la naissance de Moberg, ont élu "la Saga des Émigrants" meilleur roman suédois du siècle. En 2000, cette tétralogie a été publiée en huit volumes (éditions Gaïa) en français.
La Suède est sans doute le pays où la classe ouvrière a trouvé sa plus belle expression littéraire, à travers une "école" d’une exceptionnelle fécondité : le roman prolétarien qui refuse l’égotisme et le nombrilisme et est essentiellement tourné vers l’Autre.
Ses livres avaient été brûlés en place publique en Allemagne nazie et lui-même avait été déclaré "ennemi du Reich". Il avait dit, alors : "Ça me suffira comme distinction pour toute ma vie."
«Il y a cent ans, nos ancêtres suçaient les cailloux du Småland.»
"la Saga des Émigrants" Traduit du suédois par Philippe Bouquet Editions Gaïa, 1999-2000
Les Suédois évoquent ainsi la disette qui régnait chez eux au XIXe siècle. Tenaillés par la faim, étouffés par une Eglise luthérienne rigoriste, ils furent des milliers à émigrer aux Etats-Unis (en moins d'un siècle, la Suède vit un tiers de sa population, environ 1,5 million de personnes, s'exiler en Amérique). .
Vilhelm Moberg raconte l'histoire de 16 émigrants de Ljuder paroisse de Småland, qui émigre et s'installe à Chisago County, Minnesota, en 1850. la vie des paysans était rythmée par les saisons et les offices religieux. Quand la terre vint à manquer, Kristina et Karl Oskar, héritiers d'un lopin aride, Robert, le valet de ferme, son compagnon Arvid, Ulrika, la femme de mauvaise vie, et Danjel, l'hérétique, nourrissent l'idée d'émigrer...
Quelques romans 1927 Raskens (En soldatfamiljs historia)
Publié en 1927, il évoque les traditions familiales et la vie quotidienne d’un soldat, Rask, et de sa femme Ida, à la fin du 19ème siècle...
1941 Rid i natt!
Les nobles allemands sont envoyés en Suède, durant le règne de la reine Christina, pour dominer les paysans suédois indépendants...

1. Le mardi 20 octobre 2009 à 12:30, par Philippe Bouquet
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