Par Jean Pierre Crochet, mercredi 24 septembre 2008 à 06:24
Les familles les plus pauvres bénéficient en moyenne et par an de 2 846 euros de transferts par enfant (surcroit de revenu) dont 2 111 euros de prestations familiales, 5 euros d'avantages fiscaux et 730 euros en minima sociaux et allocations logement.
Les 30% des familles les plus aisées bénéficient en moyenne et par an de 3 559 euros par enfant (surcroit de revenu) dont 1122 euros de prestations familiales, 2436 euros d'avantages fiscaux et 1 euro en minima sociaux et allocations logement.
Au bout du compte un enfant appartenant au tiers des familles les plus riches reçoit 25 % de plus du système de redistribution qu’un enfant des 5 % des familles les plus modestes et 70 % de plus qu’un enfant des classes moyennes qui sont les plus pénalisées, la politique familiale étant générée par les avantages fiscaux et en particulier le quotient familial.
La situation française est caractérisée grosso modo par une courbe dite « en U » au sens où les gains les plus importants liés au fait d’avoir deux enfants concernent les ménages les plus pauvres et les ménages les plus aisés, des gains plus faibles étant attribués aux groupes se situant au coeur de la distribution. Le graphique montre en effet que pour les ménages ayant plus de 40 % du revenu moyen, les gains liés à l’existence de deux enfants diminuent, atteignent un seuil minimal lorsque les revenus des ménages sont compris entre 60 % et 80 % du revenu moyen ; les gains augmentent alors, jusqu’à atteindre pratiquement le même niveau que pour les plus pauvres lorsque les revenus atteignent 200 % du revenu moyen. Cette seconde branche du « U » est encore plus marquée et croît plus rapidement chez les célibataires, dépassant les gains obtenus par les plus pauvres à partir de 160 % du revenu moyen. Les ménages disposant de revenus compris entre 60 % et 80 % du revenu moyen ont des gains au moins deux fois moins importants que les plus pauvres (pour ces célibataires, les gains minimaux sont 2,5 fois moins élevés que ceux des célibataires disposant de 200 % du revenu moyen). Les mécanismes de redistribution français reposent ainsi sur une logique verticale quasiment inversée : les ménages ayant les revenus les plus élevés de la fourchette choisie ici – et notamment les célibataires – sont les plus grands bénéficiaires.
Sources : Centre d'analyse stratégique.
Les 30% des familles les plus aisées bénéficient en moyenne et par an de 3 559 euros par enfant (surcroit de revenu) dont 1122 euros de prestations familiales, 2436 euros d'avantages fiscaux et 1 euro en minima sociaux et allocations logement.
Au bout du compte un enfant appartenant au tiers des familles les plus riches reçoit 25 % de plus du système de redistribution qu’un enfant des 5 % des familles les plus modestes et 70 % de plus qu’un enfant des classes moyennes qui sont les plus pénalisées, la politique familiale étant générée par les avantages fiscaux et en particulier le quotient familial.
La situation française est caractérisée grosso modo par une courbe dite « en U » au sens où les gains les plus importants liés au fait d’avoir deux enfants concernent les ménages les plus pauvres et les ménages les plus aisés, des gains plus faibles étant attribués aux groupes se situant au coeur de la distribution. Le graphique montre en effet que pour les ménages ayant plus de 40 % du revenu moyen, les gains liés à l’existence de deux enfants diminuent, atteignent un seuil minimal lorsque les revenus des ménages sont compris entre 60 % et 80 % du revenu moyen ; les gains augmentent alors, jusqu’à atteindre pratiquement le même niveau que pour les plus pauvres lorsque les revenus atteignent 200 % du revenu moyen. Cette seconde branche du « U » est encore plus marquée et croît plus rapidement chez les célibataires, dépassant les gains obtenus par les plus pauvres à partir de 160 % du revenu moyen. Les ménages disposant de revenus compris entre 60 % et 80 % du revenu moyen ont des gains au moins deux fois moins importants que les plus pauvres (pour ces célibataires, les gains minimaux sont 2,5 fois moins élevés que ceux des célibataires disposant de 200 % du revenu moyen). Les mécanismes de redistribution français reposent ainsi sur une logique verticale quasiment inversée : les ménages ayant les revenus les plus élevés de la fourchette choisie ici – et notamment les célibataires – sont les plus grands bénéficiaires.
Sources : Centre d'analyse stratégique.

Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire