Je ne souhaitais pas particulièrement m'exprimer sur le film de Laurent Cantet, adapté du roman éponyme de François Bégaudeau. L'engouement médiatique que suscite ce roman de piètre qualité et le film "palmisé" avant d'être, qui sait "oscarisé" (tout est devenu possible en ce bas monde), me semble très immérité. Le quotidien d'un prof de français dans un collège parisien, englué dans sa posture de rebelle et de super prof ("j'suis proche des jeunes, j'suis super cool", please love me), se parant d'un vernis d'anti-conformisme ridicule se résume très vite à un discours d'inspiration "pédagogiste". La meilleure critique de ce film (et du phénomène que les médias en font) me semble être l'article de Sébastien Ledoux, enseignant au collège Jean-Vilar de Grigny - la Grande Borne (Essonne) et chercheur associé à l'Institut national de recherche pédagogique, paru dans Le Monde.