Une collection salutaire qui prône la désobéissance civile !
De romans historiques (chez Actes Sud, 7.50€) destinés à éveiller l’esprit de résistance en offrant des récits de vie de figures fortes qui ont eu un jour le courage de se révolter pour faire triompher la liberté ou la justice.


Rosa Parks : “Non à la discrimination raciale” Par Nimrod
Lucie Aubrac : “Non au nazisme” Par Maria Poblete
Victor Jara : “Non à la dictature” Par Bruno Doucey : Quatre jours après le coup d'Etat du 11 septembre 1973, par lequel le Général Pinochet prend le pouvoir avec l'appui de la CIA, au prix de la mort du président chilien démocratiquement élu Salvador Allende et de milliers de ses partisans, 6000 militants de gauche sont parqués dans un stade de Santiago. Parmi eux, le chanteur compositeur Victor Jara, qui va être assassiné avec une barbarie inouïe.






"On amena Victor et on lui ordonna de mettre les mains sur la table. Dans celles de l’officier, une hache apparut. D’un coup sec il coupa les doigts de la main gauche, puis d’un autre coup, ceux de la main droite. On entendit les doigts tomber sur le sol en bois. Le corps de Victor s’écroula lourdement. On entendit le hurlement collectif de 6000 détenus. L’officier se précipita sur le corps du chanteur-guitariste en criant : " Chante maintenant pour ta putain de mère ", et il continua à le rouer de coups. Tout d’un coup Victor essaya péniblement de se lever et comme un somnambule, se dirigea vers les gradins, ses pas mal assurés, et l’on entendit sa voix qui nous interpellait : "On va faire plaisir au commandant." Levant ses mains dégoulinantes de sang, d’une voix angoissée, il commença à chanter l’hymne de l’Unité populaire, que tout le monde reprit en choeur. C’en était trop pour les militaires ; on tira une rafale et Victor se plia en avant. D’autres rafales se firent entendre, destinées celles-là à ceux qui avaient chanté avec Victor. Il y eut un véritable écroulement de corps, tombant criblés de balles. Les cris des blessés étaient épouvantables. Mais Victor ne les entendait pas. Il était mort." (Sources : Plume de presse)


Victor Hugo : “Non à la peine de mort” par Murielle Szac
Joseph Wresinski : “Non à la misère” par Caroline Glorion
Victor Schoelcher : “Non à l’esclavage” par Gérard Dhôtel