Par Jean Pierre Crochet, mardi 30 septembre 2008 à 06:24
Les 80 propositions de la mission parlementaire d'information sur la prévention de l'obésité répondent à un "véritable problème de société", selon Valérie Boyer, qui veut faire de l'obésité une grande cause nationale.
En France, ce problème concerne 16,9 % de la population et le nombre d’enfants de 10 ans souffrant d’obésité a doublé depuis 1980 entraînant des conséquences graves pour leur santé (cholestérol, du diabète ou des maladies cardiovasculaires).
Les cas d'obésité ont augmenté en France : en cinq ans, ils sont passés de 8 à 11 % chez les adultes et de 2 à 4 % chez les enfants et les adolescents. L’obésité constitue aujourd’hui un des principaux défis de santé publique mondial. En France, un adulte sur deux est en surpoids et un sur six est obèse. La prévalence de la surcharge pondérale atteint 49,3 % des adultes (16,9 % pour l’obésité et 32,4 % pour le surpoids). Quant à l’obésité infantile, elle touche près d’un enfant sur cinq.
Cette évolution, qui s'accélère ces dernières années, concerne toutes les générations, quels que soient l'âge et le sexe des individus concernés, mais varie selon le niveau socioéconomique (l’obésité est devenue un marqueur d’inégalité sociale). Elle est également constatée dans la plupart des pays d'Europe occidentale, avec quelques années de retard sur les États-Unis où l'obésité touche 30 % de la population adulte.
Ce rapport parlementaire préconise notamment le passage de 5,5% à 19,6% de la TVA sur les produits gras et sucrés dits «de grignotage» ou de «snacking» comme les barres chocolatées, sodas, chips, confiseries… Ces produits hyper-caloriques favorisent l'obésité. En contrepartie, la parlementaire estime nécessaire de mettre en place des mesures incitatives vis-à-vis des « bons produits alimentaires » tels que les fruits, les légumes, la viande, le poisson ou de façon plus générale les produits non-transformés quelque soit leur forme (frais, surgelés ou en conserve) et d’encourager l’activité physique par tout moyen, à tout instant et en tout lieu (école, entreprises, lieux publics, …).
Mais des nutritionnistes sont contre cette proposition : « Les barres chocolatées ne sont pas à l'origine de l'obésité chez l'enfant, affirme au Parisien le professeur Patrick Tounian, de l'hôpital Trousseau à Paris. C'est une prédisposition. Diaboliser ainsi des aliments ne réglera pas les problèmes de surpoids. »
En France, ce problème concerne 16,9 % de la population et le nombre d’enfants de 10 ans souffrant d’obésité a doublé depuis 1980 entraînant des conséquences graves pour leur santé (cholestérol, du diabète ou des maladies cardiovasculaires).
Les cas d'obésité ont augmenté en France : en cinq ans, ils sont passés de 8 à 11 % chez les adultes et de 2 à 4 % chez les enfants et les adolescents. L’obésité constitue aujourd’hui un des principaux défis de santé publique mondial. En France, un adulte sur deux est en surpoids et un sur six est obèse. La prévalence de la surcharge pondérale atteint 49,3 % des adultes (16,9 % pour l’obésité et 32,4 % pour le surpoids). Quant à l’obésité infantile, elle touche près d’un enfant sur cinq.
Cette évolution, qui s'accélère ces dernières années, concerne toutes les générations, quels que soient l'âge et le sexe des individus concernés, mais varie selon le niveau socioéconomique (l’obésité est devenue un marqueur d’inégalité sociale). Elle est également constatée dans la plupart des pays d'Europe occidentale, avec quelques années de retard sur les États-Unis où l'obésité touche 30 % de la population adulte.
Ce rapport parlementaire préconise notamment le passage de 5,5% à 19,6% de la TVA sur les produits gras et sucrés dits «de grignotage» ou de «snacking» comme les barres chocolatées, sodas, chips, confiseries… Ces produits hyper-caloriques favorisent l'obésité. En contrepartie, la parlementaire estime nécessaire de mettre en place des mesures incitatives vis-à-vis des « bons produits alimentaires » tels que les fruits, les légumes, la viande, le poisson ou de façon plus générale les produits non-transformés quelque soit leur forme (frais, surgelés ou en conserve) et d’encourager l’activité physique par tout moyen, à tout instant et en tout lieu (école, entreprises, lieux publics, …).
Mais des nutritionnistes sont contre cette proposition : « Les barres chocolatées ne sont pas à l'origine de l'obésité chez l'enfant, affirme au Parisien le professeur Patrick Tounian, de l'hôpital Trousseau à Paris. C'est une prédisposition. Diaboliser ainsi des aliments ne réglera pas les problèmes de surpoids. »

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