Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) et Entreprise & Prévention s’associent pour mener une campagne d’information nationale sur les risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse. Cette opération vise à faciliter le dialogue entre les médecins et leurs patientes sur la base d’une recommandation simple : « zéro » alcool pendant la grossesse.
Des risques scientifiquement prouvés. L’alcoolisation foetale est la première cause de retard mental d’origine non génétique de l’enfant. Sept mille enfants, soit plus d’un 1 % des naissances, sont concernés de façon plus ou moins importante par ce Syndrome d’alcoolisation foetale (SAF) qui comprend notamment des malformations cérébrales responsables de déficits intellectuels et de difficultés d’apprentissage, de troubles de l’attention, d’hyperactivité, mais aussi des particularités de la face, ou encore un poids et une taille inférieurs à la normale…






"Il ne faut pas boire du tout, assène le professeur Dominique Luton, secrétaire général du CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français) et chef du service de gynécologie à l’hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine). Boire, même un peu, peut être source d’anomalies : cela revient à hypothéquer les facultés de son enfant."
Même pas un verre de champagne (Gare aux réceptions!). Le pire ennemi : l’alcoolisme festif, celui du week-end et de ses apéros, de la coupe de champagne lors d’un anniversaire ou de la bière désaltérante en terrasse… "Il ne viendrait à l’idée de personne de donner de l’alcool à un bébé dans son berceau ! Pourquoi le faire quand il n’est pas encore né ?" continue Dominique Luton.