Par Jean Pierre Crochet, jeudi 29 janvier 2009 à 06:21
Un peu plus de six mois après son arrivée dans la Manche, le préfet Jean Charbonniaud (ancien chef de cabinet de Dominique de Villepin de 2005 à 2006, membre du cabinet de Michèle Alliot-Marie, au ministère de l’Intérieur) est muté, il prendra d’ici deux à trois semaines la fonction de préfet hors cadre pour siéger comme "membre du Conseil supérieur de l’administration territoriale de l’État" à Paris.
Une "mise au placard" qui intervient après la visite présidentielle très chahutée à Saint-Lô du 12 janvier dernier. Une visite qui a déçu les partisans du président qui n’ont pu l’approcher et qui a été qualifiée de "ratée" par les syndicats.
Nicolas Sarkozy aurait souhaité un bain de foule : mais seule une vingtaine de sympathisants avaient pu franchir le cordon de sécurité des 500 CRS. Il ne voulait pas être dérangé par les manifestants : la place du centre culturel, lieu de son discours, en était pourtant cernée. Et des chaussures et autres projectiles ont volé au passage du cortège présidentiel. Furieux, le Président avait marqué à plusieurs reprises son énervement hors caméra.
Le maire UMP de Saint-Lô François Digard trouve cette décision 3très sévère et plutôt injuste3. Le député UMP de Saint-Lô, Philippe Gosselin, dit ne pas être étonné car il a vu le président 3très énervé3, le jour de la visite. Mais il regrette que le préfet paye les pots cassés. 3Ce sera perçu comme le fait du prince3, souligne-t-il. Le président du Conseil général de la Manche et sénateur UMP Jean-François Le Grand, parle de 3décision disproportionnée3 et estime que c’est "très contre-productif sur le plan politique". le socialiste Jean-Karl Deschamps, vice-président du conseil régional de Basse-Normandie pense "qu’il s’agit d’un caprice d’Etat" et parle "d’une manière de gérer anti-républicaine".
Une "mise au placard" qui intervient après la visite présidentielle très chahutée à Saint-Lô du 12 janvier dernier. Une visite qui a déçu les partisans du président qui n’ont pu l’approcher et qui a été qualifiée de "ratée" par les syndicats.
Nicolas Sarkozy aurait souhaité un bain de foule : mais seule une vingtaine de sympathisants avaient pu franchir le cordon de sécurité des 500 CRS. Il ne voulait pas être dérangé par les manifestants : la place du centre culturel, lieu de son discours, en était pourtant cernée. Et des chaussures et autres projectiles ont volé au passage du cortège présidentiel. Furieux, le Président avait marqué à plusieurs reprises son énervement hors caméra.
Le maire UMP de Saint-Lô François Digard trouve cette décision 3très sévère et plutôt injuste3. Le député UMP de Saint-Lô, Philippe Gosselin, dit ne pas être étonné car il a vu le président 3très énervé3, le jour de la visite. Mais il regrette que le préfet paye les pots cassés. 3Ce sera perçu comme le fait du prince3, souligne-t-il. Le président du Conseil général de la Manche et sénateur UMP Jean-François Le Grand, parle de 3décision disproportionnée3 et estime que c’est "très contre-productif sur le plan politique". le socialiste Jean-Karl Deschamps, vice-président du conseil régional de Basse-Normandie pense "qu’il s’agit d’un caprice d’Etat" et parle "d’une manière de gérer anti-républicaine".

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