Avis présenté par M. Frédéric Reiss, député, au nom de la commission des affaires culturelles, sur les directeurs d'école et les chefs d'établissement :
Extraits :
"Consacrée à la direction écoles primaires et des établissements scolaires du second degré, la partie thématique du présent avis se nourrit de la conviction du rapporteur que « l’effet chef d’établissement » sur la réussite des élèves d’une école primaire, d’un collège ou d’un lycée est une réalité. En effet, l’autorité et le rayonnement pédagogique d’un directeur d’école, d’un principal de collège ou d’un proviseur de lycée jouent pour beaucoup dans l’amélioration des résultats obtenus par un établissement – et dans la qualité de la vie scolaire de celui-ci."
"Le directeur d'école n’est qu’un enseignant parmi les autres qui ne bénéficie que d’un statut de fonction ne lui donnant aucun pouvoir hiérarchique sur ses collègues instituteurs ou professeurs des écoles. Il n’intervient ni dans l’évaluation ni dans aucun acte de gestion des enseignants, lesquels relèvent de l’IEN. Ainsi, la notation est du ressort de l’IEN, qui vient inspecter un enseignant en moyenne tous les trois à cinq ans."
"Ce défaut d’autorité des directeurs conduit à diminuer d’autant l’efficacité pédagogique d’une école, ce qui ne veut pas dire que les professeurs des écoles ne se dévouent pas à la cause de la réussite scolaire des enfants. Seulement, il faut bien constater que l’école primaire souffre d’un manque d’esprit collectif que le directeur, qui n’a ni responsabilités ni pouvoirs réels à l’égard de ses collègues enseignants, peine à insuffler."
"En revanche, il est impératif que l’autonomie pédagogique prévue par le droit en vigueur soit respectée pour qu’elle devienne une réalité pour les EPLE. Cela vaut tant pour le ministère de l’éducation nationale, dont la politique de gestion des dotation globale horaire des établissements peut contrecarrer la mise en œuvre effective de l’autonomie, que pour les enseignants du secondaire dont la relation avec les principaux de collège et les proviseurs de lycée relève, parfois, d’avantage de la cohabitation subie que de la collaboration fructueuse au service des élèves."
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