Le taux de chômage est passé en Espagne au mois d'août de 7,9% à 10,4%, soit une augmentation de 24,7% selon les chiffres officiels publiés le 2 septembre. La hausse du chômage concerne principalement le secteur du bâtiment, ainsi que les travailleurs immigrés dont le taux de chômage a doublé. A cela s'ajoutent d'autres signes de la crise économique comme la baisse du pouvoir d'achat et la crise immobilière. Le gouvernement espagnol a annoncé le 3 septembre son intention de pratiquement supprimer d'ici à 2009 le recrutement "à la source" de travailleurs étrangers dans leurs pays d'origine, pour faire face à la crise économique alors que le chômage ne cesse de grimper en Espagne. Le recrutement de travailleurs étrangers dans leur pays "sera proche de zéro" en 2009, a annoncé le ministre espagnol du Travail et de l'Immigration, Celestino Corbacho.
Réconciliation?
Le président turc, Abdullah Gül, a effectué le 6 septembre une visite historique en Arménie, à l'occasion d'une rencontre de football entre les deux pays. Il a rencontré son homologue arménien, Serge Sarkissian, qui oeuvre depuis son élection en avril dernier au rapprochement entre les deux voisins. Le différend entre les deux pays trouve ses racines dans le massacre de plusieurs centaines de milliers d'Arméniens par l'Empire ottoman en 1915. Les Arméniens estiment que ces massacres ont fait environ 1,5 million de morts et constituent un génocide. La Turquie rejette ce qualificatif. Ankara a, par ailleurs, fermé sa frontière avec son voisin en 1993 pour exprimer son soutien à l'Azerbaïdjan turcophone dans le conflit l'opposant à l'Arménie sur la question du Haut-Karabakh. Depuis cette date, les deux pays ont rompu toute relation diplomatique. Le président turc a invité son homologue arménien en Turquie à l'occasion du match retour Turquie-Arménie de qualification pour le mondial de football 2010.
