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Madame Bovary.
Afin de rendre l'oeuvre accessible et cliquable par le grand public et les spécialistes, la bibliothèque de Rouen (La Bibliothèque municipale de Rouen conserve tous les scénarios, brouillons et manuscrits de Madame Bovary de Gustave Flaubert : la presque totalité des folios noircis par l’auteur entre le mois de septembre 1851 et le mois de mars 1857. Il s’agit d’un don à la Ville de Rouen effectué en 1914 par la nièce de Flaubert) a mis en ligne les brouillons du roman et le centre Flaubert a organisé la transcription des manuscrits : sur le site Bovary

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Ivar Lo-Johansson
Ivar Lo-Johansson, Karl Ivar Loe pour l'état civil ( 23 février 1901 - 11 avril 1990), figure emblématique de la littérature prolétarienne suédoise (une des plus longue carrière de la littérature suédoise, couvrant plus de 50 ans) est né à Ösmo, au sud de Stockholm, de parents paysans sans terre.
Il quitte l’école à l’âge de onze ans pour travailler dans les fermes, malgré tout, il poursuivra, pendant l’hiver, son éducation à la Maison du Peuple. Tour à tour facteur, ouvrier du bâtiment, colporteur tout en participant, de 1919 à 1923, aux activités de l'organisation de jeunesse du parti social-démocrate, il écrit dans des petits journaux de la banlieue de Stockholm (a sans doute inventé le reportage d'investigation en Suède) puis il quitte la Suède pour voir le monde et devenir écrivain. À partir de 1925, il vagabonde en France (Vagabondliv je Frankrike : Une vie de vagabond en France, et occupera un emploi de tailleur de pierre pour la construction d'une église à Rouen), en Italie, en Espagne, en Angleterre (mines de charbon), en Hongrie (gitans) et en Autriche (Au cours de cette période de quatre ans d'errance, alors qu'il gagnait sa vie dans des emplois faiblement rémunérés, il rêvait d'écrire un livre sur la façon dont vivent les travailleurs dans les différentes régions du monde...)




Photographié ici avec Harry Martinson (avec le chapeau)


Durant les années 1930, il écrit de nombreux ouvrages dont plusieurs font scandale à cause du traitement cru qu’il donne du monde du travail et des rapports humains.
Grâce à son écriture, il a contribué à des changements importants pour plusieurs groupes vulnérables dans la société suédoise. Il a effectué un travail de pionnier dans les débats sur le sport, l'accueil des personnes âgées en maison de retraite, la prostitution, les questions d'intégration (Tziganes).


Seuls deux ouvrages sont actuellement disponibles en français : il s’agit de l’Histoire d’un cheval et La Tombe du boeuf dont les nouvelles sont extraites des livres Statarna (Les Statares : paysans sans terre) et Jordproletarna (Le Prolétariat des fermes). Publiée entre 1936 et 1941, cette fresque du monde paysan dénonce la condition des statares et contribue à faire pression sur l’État suédois pour abolir ce statut de quasi servage, qui a existé en Suède jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ivar Lo-Johansson s’attache ensuite à l’écriture de plusieurs séries de romans autobiographiques. Il commence par Analfabeten (L’Analphabète, 1951), récit de la vie de son père, un honnête homme victime, à cause de son absence d’éducation, des pires cruautés sociales. Malgré sa production imposante, Ivar Lo-Johansson reste très controversé en Suède en raison du contenu de ses livres, de ses prises de positions politiques, de son sens de l’humour et de la satire dévastateur.
Avec John Steinbeck et George Orwell, il partage le même pathos social quand il attaque l'oppression, il a également un rare sens de l'humour en dépit de la pauvreté et la misère qu'il a connues et manifeste un profond sentiment de solitude existentielle de l'homme.



Romans traduits en français :
Mona est morte, Stock, 1952
Histoire d’un cheval, Actes Sud, 1993
La Tombe du boeuf, Actes Sud, 1993

Site suédois consacré à Ivar Lo-Johansson

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Nouvelle rencontre avec un écrivain.
Activité pédagogique intense cette semaine au collège Jean Jaurès où sont reçus de prestigieux invités !
Vendredi 27 mars, les collégiens reçoivent avec leur professeur Madame Demerson, Pierre-Marie Beaude, romancier, né en 1941, en Normandie. Professeur d'université, il enseigne à l'UFR de Sciences Humaines et Arts de l'Université Paul Verlaine à Metz, il est aussi Professeur Associé au Canada où il fait de fréquents séjours. Il a commencé à s'intéresser à la littérature de jeunesse en écrivant pour le journal Okapi. En plus de ses activités professionnelles, qui concernent l'étude du judaïsme et du christianisme anciens, il poursuit une œuvre romanesque, en particulier pour la jeunesse. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages.









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Rencontre avec un écrivain.
Jean-Philippe Arrou-Vignod, né à Bordeaux le 18 septembre 1958, est un écrivain français, auteur de romans policiers pour la jeunesse. Il est connu notamment pour le personnage de Pierre-Paul de Culbert, dit P-P Cul-Vert. Il était hier, pendant toute la journée, invité à rencontrer des élèves, assidus lecteurs de ses énigmes, au CDI du collège Jean Jaurès.












Les élèves, passionnés des récits de Jean-Philippe Arrou-Vignod, ont reconstitué sous forme de maquettes, les décors d'"Enquête au collège".










Les livres de Jean-Philippe Arrou-Vignod à consommer sans modération...
Le Livre dont je ne suis pas le héros (l'école des loisirs)
Sur la piste de la salamandre (Gallimard-Jeunesse)
Le Club des inventeurs (Gallimard-Jeunesse)
Naoum, la musique de la préhistoire (Gallimard-Jeunesse)
Enquête au collège (Gallimard-Jeunesse)
Rita et Machin (Gallimard-Jeunesse)
Louise Titi (Gallimard-Jeunesse)
Le camembert volant (Gallimard-Jeunesse)
L'invité des CE2 (Gallimard-Jeunesse)
Bon anniversaire ! (Gallimard-Jeunesse)
Une famille aux petits oignons : histoires des Jean-quelque chose (Gallimard-Jeunesse)
L'omelette au sucre (Gallimard-Jeunesse)
Le collège fantôme (Gallimard-Jeunesse)









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Toulouse, polars du sud.
Toulouse Polars du Sud a pour but de promouvoir les littératures noires et policières, et d'organiser des événements littéraires et festifs à Toulouse et dans sa région.








"Il est un fait établi depuis déjà plusieurs années qu’un livre sur quatre acheté ou emprunté est un roman relevant du genre policier ou thriller. C’est un bon pourcentage qui doit laisser interloqués ceux qui prétendent que les littératures policières sont des œuvres souvent médiocres et totalement dépourvues d’intérêt.
Il est un autre chiffre. La production française annuelle de romans noirs, policiers et thrillers s’établit entre 180 et 200 titres différents chaque mois (sauf l’été). C’est énorme et il est facile de comprendre que cette surproduction aboutit souvent à ce que des titres de qualité passent inaperçus. Une association comme celle que nous venons de créer, peut éviter que des titres tombent dans l’oubli en attirant l’attention de ses membres, en les informant, en animant des débats et des tables rondes. C’est une de nos ambitions."
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L'instant de la liberté.
Jens Bjørneboe, écrivain norvégien, né le 9 octobre 1920 à Kristiansand, s'est suicidé le 9 mai 1976 à Veierland in Nøtterøy (Norvège). Après avoir entrepris de sonder les ténèbres de notre histoire, l’alternative pour fuir les percées de la civilisation, semble nous dire Bjørneboe, reste la fuite ou la mort...


Il s'identifie comme un anarcho-nihiliste. En 1943, il partit en Suède pour éviter le travail forcé. Durant cet exil, il a rencontré la peintre juive allemande Lisel Funk qui devint sa première compagne. Il traque dans son oeuvre, belle et funeste, la figure du mal, il expose la grande marche de l'humanité et les déboires individuels et collectifs qu'elle laisse sur son passage.







Sa première publication fut "Dikt" (recueil de poèmes) en 1951, puis "Jonas" (histoire d'un élève dyslexique brutalisé par le système scolaire norvégien qui trouve refuge dans une école "Steiner") en 1955 et "Le rêve et la roue" (pages sombres et convulsives d'une saga familiale où l'insidieuse noirceur de notre temps laisse peu d'espoir à une rédemption par la beauté) en 1964 ; Bjørneboe s'impose par ses romans très critiques contre la société, l'autorité et toute forme d'oppression, parmi ceux-ci une trilogie, "Histoire de la Bestialité" dont "L'instant de la liberté" est le premier volet.








"L'instant de la liberté", expression empruntée à la tauromachie, trace la ligne de démarcation entre le rituel artistique et le bain de sang dans lequel va agoniser l'animal. Et c'est bien un va-et-vient continuel entre ces deux pôles qui obsède le narrateur, sorte d'archiviste des horreurs de l'humanité : l'homme a finalement remplacé la bête.
À la répulsion fascinée envers le nazisme, entre autres, répond une longue errance en "pays de Chaos".
Roman largement autobiographique et d'un réalisme forcené, étonnant bréviaire des atrocités de guerres, des tortures nazies et de toutes formes de cruautés.
“De toute ma vie je n’ai presque aucun autre souvenir que meurtres, guerres, camps de concentration, tortures, esclavage, cités bombardées, cadavres d’enfants à moitié brûlés.”








"Ah ! Ce peuple le plus énergique, le plus puissant et le plus dément d'Europe, ce peuple qui ne craignant le mensonge voudrait nous faire croire que c'est le nazisme qui a dévoré six millions de juifs, et qui maintenant essaie de convaincre le monde que c'est une abstraction, et pas eux les Germains qui les ont massacrés, que les juifs furent assassinés par une représentation de l'esprit, une idéologie, et par des êtres de chair et de sang, pas par ces mêmes Schulze, Meyer et Beck qui ne manqueront pas de nous manger une fois encore. Il va falloir, d'une façon ou d'une autre, que je me résolve à commencer par le commencement, bien qu'il n'existe pas de commencement.
Commencerons-nous dans un bordel de Hambourg ?
Ou dans la maison de Goethe à Weimar ? Avec Hölderlin ou avec Julius Streicher ? Je suis en droit de faire l'un et l'autre, car nul n'a autant aimé la Germanie que moi. Encore aujourd'hui personne n'aime autant que moi ce pays. Si je vis dans cette vallée des Alpes, ce n'est peut-être que pour avoir la Teutonie à ma portée, dans mon horizon. Il n'y a pas de pays au monde où tout ne soit à vendre comme en Germanie. Pas un coin du globe où tout ne soit qu'argent comme en cette contrée. C'est un pays des carnets de chèques et des billets de banque, celui où l'on spécule sur sa mère, où tout n'est que commerce. Où tout n'est que maison de passe.
Plus j'ai appris à connaître la Germanie, plus j'ai été convaincu de la nécessité d'une Allemagne de l'est.
Après leur mort, les Allemands descendent en RDA.
La RDA est la mauvaise conscience de l'Allemagne".


Extrait de "L'instant de la liberté" pages 39 et 40




Ecrivain polémiste, anarchiste, il fut un virulent défenseur des opprimés, montrant une haine viscérale envers l’Etat.


"L'instant de la liberté" roman traduit du norvégien par Charles Aubry aux éditions Plein Chant - collection de l'atelier furtif
"Le rêve et la roue" mêmes traducteur, éditeur et collection.
Les éditions Plein Chant en Charente sont spécialisées sur la littérature prolétarienne et propose, entre autres, pour la Scandinavie : "Les oiseaux" du norvégien Tarjei Vesaas, "Une histoire de corde" du finnois Veijo Meri et "Qui s'occupe encore d'Yngve Frej?" du suédois Stig Claesson.

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L'argent ne fait pas le bonheur.
Jeudi 11 décembre classes de 5.4 et 5.6 : spectacle au théâtre municipal d'Albi de la compagnie "la voix du silence" qui revisite ce grand classique de Molière façon "comedia dell'arte" : L'Avare dans une mise en scène de Didier Dupuis.
Nos élèves assisteront à un divertissement de deux heures plein de surprises avec des improvisations, des acrobaties et un Harpagon déchaîné !

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Vivons livres !
Salon du Livre en Midi-Pyrénées le samedi 15 et le dimanche 16 novembre, centre Pierre Baudis à Toulouse, entrée gratuite.
Le programme

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Kanun.
A travers la presse régionale (Ouest France) qui relate un faits divers :


"Alfred 13 ans a une dette de sang. Il doit répondre des meurtres de son oncle en prison. Une pratique encore courante en Albanie. Du coup, le jeune garçon doit vivre caché. Son oncle obéissant à la loi du kanun, un code d'honneur qui régit la vie des Albanais du Nord du pays depuis le Moyen Âge, l'a vengé en tuant trois personnes. Il est maintenant en prison, mais désormais Alfred, bébé au moment des faits, a une dette de sang. Il doit répondre de ces meurtres.Un tiers de la population et au moins 5 000 enfants sont touchés de près ou de loin par la dette de sang. Qu'ils soient chrétiens ou musulmans, riches, pauvres, sur place ou à l'étranger, le kanun est profondément ancré dans la mentalité des Albanais."


je vous recommande aujourd'hui la lecture d'"Avril brisé", l’un des romans les plus célèbres d'Ismaïl Kadaré (écrivain albanais né le 28 janvier 1936 à Gjirokastër).








Dans ce livre, il traite du Kanun ("du Kanun et la vendetta en Albanie : du mythe à la réalité" à lire dans le Courrier des Balkans), sorte de code d’honneur très complexe de l’Albanie des montagnes. En parallèle, deux histoires, celle de Gjorg, pris dans le tourbillon de la vendetta : obligé de tuer un membre de la famille ennemie, et après une courte trêve, d’être à son tour tué ; et celle de Bessian Vorpsi, écrivain à l’idée un peu romantique sur le Kanun, qui quitte Tirana avec sa jeune femme pour un voyage de noces dans les montagnes sur la piste de ces montagnards rudes et meurtriers. Ils en reviendront changés…








Ismaïl Kadaré : série d'articles très intéressants dans le Courrier des Balkans qui essaie de répondre à cette question : Pourquoi Kadaré, l'un des (le?) plus grands écrivains du XXe siècle, mondialement reconnu, n'a jamais eu le prix Nobel de littérature ?


Ma sélection :
* Chronique de pierre (1970)
* Le palais des rêves (1981)
* Le crépuscule des dieux de la steppe (1978)
* Le pont aux trois arches (1978)
* La niche de la honte (1978)
* Qui a ramené Doruntine ? (1980)
* Clair de lune (1985)
* L'année noire (1985)
* Eschyle ou le grand perdant (1985, essai)
* Le dossier H. (1989)
* La pyramide (1992)
* L'aigle (1995)
* Spiritus (1996)
* L'albanie, Visage Des Balkans (1998)
* Trois chants funèbres pour le Kosovo (1998)
* Mauvaise saison sur l'Olympe (1998, théâtre)
* L'envol du migrateur (1999)
* Froides fleurs d'avril (2000)
* Vie, jeu et mort de Lul Mazrek (2003)
* Hamlet, le prince impossible (2007)
Les oeuvres complètes de Kadaré sont publiées chez Fayard (Traduit de l'albanais par Jusuf Vrioni)

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Conseil de lecture.
"Anatomie du bourreau" de Jens-Martin Eriksen








"Un voyage au bout de l'enfer qui explique froidement le trajet conduisant l'homme à devenir bourreau."
Tiphaine Samoyault, Les Inrockuptibles.


La perte de la normalité est le sujet de ce livre.
Z raconte son court enrôlement dans la milice et sa mission : faire irruption dans plusieurs villages (d'une région inconnue mais qui évoque l'ex-Yougoslavie) désignés par des noms codés, arracher les hommes de plus de quinze ans à leurs familles et les convoyer jusqu'à une clairière où chacun d'eux recevra à genoux une balle dans la nuque.
Récit tout en retenue de l'épouvante. En montrant comment le langage du pouvoir engendre et justifie les actions les plus monstrueuses, Eriksen décrit l'extrême fragilité de l'humain qui, soumis à un système autoritaire, se transforme en tueur dénué de remords, de conscience et perd le contact avec lui-même.


Jean-Martin Eriksen est le 23 février 1955 au Danemark. Il a débuté brillamment en 1985 avec le roman Nanni (la descente aux enfers d' un dandy suicidaire qui a aimé et tué, par haine de soi, la jeune Nanni prostituée et toxicomane) et a également écrit des poèmes et des pièces de théâtre ("Purgatorium", métaphore d’une société de plus en plus imperméable au sort de ses individus, particulièrement les plus faibles est une pièce troublante qui met en scène le drame d’un être humain sur le point de disparaître dans le chaos régnant d'une guerre qui pourrait se situer en Irak ou en Tchétchénie).
Il est installé à Copenhague, où il vit de sa plume et d'une rente d'honneur à vie, prix pour la création littéraire qui lui a été attribuée en 1998 par le gouvernement danois.








Lire à propos du conflit en ex-Yougoslavie la remarquable analyse de Jens-Martin Eriksen et Frederik Stjernfelt dans L'anatomie de la haine

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"Ceux qui ont dit non."
Une collection salutaire qui prône la désobéissance civile !
De romans historiques (chez Actes Sud, 7.50€) destinés à éveiller l’esprit de résistance en offrant des récits de vie de figures fortes qui ont eu un jour le courage de se révolter pour faire triompher la liberté ou la justice.


Rosa Parks : “Non à la discrimination raciale” Par Nimrod
Lucie Aubrac : “Non au nazisme” Par Maria Poblete
Victor Jara : “Non à la dictature” Par Bruno Doucey : Quatre jours après le coup d'Etat du 11 septembre 1973, par lequel le Général Pinochet prend le pouvoir avec l'appui de la CIA, au prix de la mort du président chilien démocratiquement élu Salvador Allende et de milliers de ses partisans, 6000 militants de gauche sont parqués dans un stade de Santiago. Parmi eux, le chanteur compositeur Victor Jara, qui va être assassiné avec une barbarie inouïe.






"On amena Victor et on lui ordonna de mettre les mains sur la table. Dans celles de l’officier, une hache apparut. D’un coup sec il coupa les doigts de la main gauche, puis d’un autre coup, ceux de la main droite. On entendit les doigts tomber sur le sol en bois. Le corps de Victor s’écroula lourdement. On entendit le hurlement collectif de 6000 détenus. L’officier se précipita sur le corps du chanteur-guitariste en criant : " Chante maintenant pour ta putain de mère ", et il continua à le rouer de coups. Tout d’un coup Victor essaya péniblement de se lever et comme un somnambule, se dirigea vers les gradins, ses pas mal assurés, et l’on entendit sa voix qui nous interpellait : "On va faire plaisir au commandant." Levant ses mains dégoulinantes de sang, d’une voix angoissée, il commença à chanter l’hymne de l’Unité populaire, que tout le monde reprit en choeur. C’en était trop pour les militaires ; on tira une rafale et Victor se plia en avant. D’autres rafales se firent entendre, destinées celles-là à ceux qui avaient chanté avec Victor. Il y eut un véritable écroulement de corps, tombant criblés de balles. Les cris des blessés étaient épouvantables. Mais Victor ne les entendait pas. Il était mort." (Sources : Plume de presse)


Victor Hugo : “Non à la peine de mort” par Murielle Szac
Joseph Wresinski : “Non à la misère” par Caroline Glorion
Victor Schoelcher : “Non à l’esclavage” par Gérard Dhôtel

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Vilhelm Moberg - en svensk rebell
Vilhelm Moberg est né à Algutsboda, province du Småland au sud de la Suède en 1898 (il se suicide en 1973). Issu d’une famille de soldats et de petits fermiers, il est essentiellement autodidacte.






Ensuite, il occupe différents emplois de fermier, de forestier ou d'ouvrier dans une usine de verre soufflé, puis débute comme journaliste et a été le plus jeune rédacteur en chef de Suède en 1920.


Comme d’autres écrivains issus de la classe ouvrière de sa génération, notamment Eyvind Johnson (1900-1976), Ivar Lo-Johansson (1901-1989) et Harry Martinson (1904-1978), auxquels il faudrait au moins ajouter Moa Martinson (1890-1964), Jan Fridegård (1897-1968), Rudolf Värnlund (1900-1945), Folke Fridell (1904-1985) et Josef Kjellgren (1907-1948), Moberg a dépeint la vie des petites gens, leurs traditions, leurs usages et leurs combats quotidiens. Son œuvre représente un document important de l’histoire sociale et montre les influences des divers mouvements sociaux et politiques en Suède.
Il se rattache à un courant majeur de la littérature suédoise, le roman prolétarien. L'oeuvre de l'écrivain est immense mais beaucoup de ses livres n'ont pas été traduits en français. En 1998, les Suédois, cent ans après la naissance de Moberg, ont élu "la Saga des Émigrants" meilleur roman suédois du siècle. En 2000, cette tétralogie a été publiée en huit volumes (éditions Gaïa) en français.


La Suède est sans doute le pays où la classe ouvrière a trouvé sa plus belle expression littéraire, à travers une "école" d’une exceptionnelle fécondité : le roman prolétarien qui refuse l’égotisme et le nombrilisme et est essentiellement tourné vers l’Autre.
Ses livres avaient été brûlés en place publique en Allemagne nazie et lui-même avait été déclaré "ennemi du Reich". Il avait dit, alors : "Ça me suffira comme distinction pour toute ma vie."








«Il y a cent ans, nos ancêtres suçaient les cailloux du Småland.»


"la Saga des Émigrants" Traduit du suédois par Philippe Bouquet Editions Gaïa, 1999-2000
Les Suédois évoquent ainsi la disette qui régnait chez eux au XIXe siècle. Tenaillés par la faim, étouffés par une Eglise luthérienne rigoriste, ils furent des milliers à émigrer aux Etats-Unis (en moins d'un siècle, la Suède vit un tiers de sa population, environ 1,5 million de personnes, s'exiler en Amérique).
.
Vilhelm Moberg raconte l'histoire de 16 émigrants de Ljuder paroisse de Småland, qui émigre et s'installe à Chisago County, Minnesota, en 1850. la vie des paysans était rythmée par les saisons et les offices religieux. Quand la terre vint à manquer, Kristina et Karl Oskar, héritiers d'un lopin aride, Robert, le valet de ferme, son compagnon Arvid, Ulrika, la femme de mauvaise vie, et Danjel, l'hérétique, nourrissent l'idée d'émigrer...


Quelques romans 1927 Raskens (En soldatfamiljs historia)
Publié en 1927, il évoque les traditions familiales et la vie quotidienne d’un soldat, Rask, et de sa femme Ida, à la fin du 19ème siècle...
1941 Rid i natt!
Les nobles allemands sont envoyés en Suède, durant le règne de la reine Christina, pour dominer les paysans suédois indépendants...






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Dimanche noir.
Dans la foulée de Jo Nesbo, Stieg Larsson, Mankell...Deux auteurs islandais à découvrir...


Interview d’Arni Thorarinsson par Bernard Strainchamps : les aventures du journaliste enquêteur Einar qui boit pour fuir la solitude et l’insécurité qui caractérise une société islandaise malade : mondialisation forcenée, racisme, vieillesse au rebut, troubles du comportement...
A lire "le temps de la sorcière" :






La vie est difficile quand on est alcoolique “en pause” et journaliste exilé, pourtant il se passe bien des choses : des adolescents se suicident, un reportage sur la troupe de théâtre du lycée est publié, et le jeune et talentueux acteur qui tient avec tant de conviction le rôle principal disparaît… Pour échapper aux chiens écrasés et aux radios-trottoirs, mais surtout pour contredire l’ambitieux rédacteur en chef qui le téléguide depuis la capitale, Einar enquête sur cette microsociété gangrénée par la corruption, la drogue et la “politique des cousins”. Il étudie le théâtre classique et découvre un présent inquiétant peuplé lui aussi, si on y regarde bien, de sorcières. Un roman noir plein d’humour, de vivacité et de suspense.


"Tout à l’heure, dans une agence de voyages parisienne, j'ai vu une publicité pour l’Islande : les beaux paysages, les beaux volcans, Björk... Tout cela fait partie de l'Islande, mais ce n'est que la façade. Et en dessous, nous avons de gros problèmes. L'écart entre les riches et les pauvres s’élargit. Les anciens et les malades sont ignorés par la société, alors qu'en même temps les grandes entreprises s’enrichissent. Ces dernières années, on voit une immigration bon marché, notamment de l'Europe de l'Est, qui arrive pour construire des usines. Usines qui ont besoin d'électricité, donc d’usines hydroélectriques, sans se préoccuper de l'environnement et de la pollution. La société islandaise est devenue plus complexe, plus riche et plus pauvre en même temps. Je raconte tout ça avec un petit ton acerbe peut-être, mais tout est vrai."
Propos d'Arni Thorarinsson recueillis pas Mikaël Demets pour Evene


A paraître début octobre "Le Dresseur d’insectes", Editeur : Métailié


A découvrir également les romans glacés et sinistres d’Arnaldur Indridason, et de son "héros" l'inspecteur Erlendur, flic taciturne, adepte des surgelés, de vieux costumes fripés, miné par une vie de famille catastrophique et la relation compliquée avec sa fille (comme Wallander?).
Arnaldur Indridason lui fait poursuivre ses enquêtes à travers ses romans comme "La Cité des jarres", "La Femme en vert", "L' Homme du lac" et "La Voix", dans lequel le fameux inspecteur nordique doit résoudre l'assassinat du père Noël...
"La cité des jarres" a été adapté au cinéma en 2006 par Baltasar Kormakur.






Pourquoi l’inspecteur Erlendur use-t-il sa mauvaise humeur à rechercher l’assassin d’un vieil homme dans l’ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques immondes et, coincée sous un tiroir, la photo de la tombe d’une enfant de quatre ans ? A quoi sert cette collection de bocaux contenant des organes baptisée pudiquement la Cité des Jarres ?
Erlendur se débat avec une réalité islandaise très marquée par l’isolement, le poids de la famille et de ses secrets. Enquête claustrophobe et éprouvante...
La Cité des Jarres a obtenu le prestigieux prix Clé de Verre du roman noir scandinave.

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Poésie.
LE DÉSESPOIR EST ASSIS SUR UN BANC
Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer et presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez atrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.










Jacques Prévert, écrivain français (Neuilly-sur-Seine 1900-Omonville-la-Petite 1977)

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A (re)découvrir.
"Le courage n'est pas de peindre cette vie comme un enfer, puisqu'elle en est un : mais de la voir comme telle et de maintenir, malgré tout, l'espoir du paradis."


"Le monde n'est si meurtrier que parce qu'il est aux mains de gens qui ont commencé par se tuer eux-mêmes, par étrangler en eux toute confiance instinctive, toute liberté donnée de soi à soi. Je suis toujours étonné de voir le peu de liberté que chacun s'autorise, cette manière de coller sa respiration à la vitre des conventions, et la buée que cela donne, l'empêchement de vivre, d'aimer."


Extrait d'une interview de C. Bobin parue dans Nouvelles clés :
N. C. : En vous lisant, on se dit que, pour vous, l’essentiel tient aux détails...
C. B. : Ça va avec le reste, avec cet autre système mental - le mot “système” me heurte un peu, mais pour aller vite je le dirai quand même - : ce mélange d’apathie et de détachement, qui permet une acuité formidable sur ce qui se passe. Au fond, c’est aussi bête que ça. C’est-à-dire que je me sens, dans la société, comme le gosse dans la cour de récréation qui ne participe pas aux jeux des autres. Ce n’est pas qu’il soit rejeté. Ce n’est pas qu’il méprise les autres - j’étais plutôt éperdu d’admiration. Mais je faisais toujours un pas de côté... Tous les enfants sont là, dans la cour, ils sautent, ils crient, ils jouent. Et c’est très bien.
Mais il y en a un qui est à l’écart, assis dans un coin, et qui regarde. Il a une vue fabuleuse sur ce qui se passe. Eh bien, pour moi, cette situation n’a jamais pris fin. Je suis toujours là, assis dans la cour de récréation."








Né le 24 avril 1951 au Creusot (71) de parents ouvriers, enfant solitaire, fait des études de philosophie, il écoute les êtres et les choses et il écrit. Cela lui suffit et remplit sa vie.


À lire de Christian Bobin :
«Louise Amour» aux éditions Gallimard - 2004
- La Part manquante. - La femme à venir. - Une petite robe de fête. - Le très-bas. - L'inespérée. - La folle allure. - La plus que vive. - Autoportrait au radiateur. - Geai.
Aux Editions Fata Morgana
- Souveraineté du vide - collection Folio - L'homme du désastre - Lettres d'or - Eloge du rien - Le colporteur - La vie passante - Un livre inutile
Aux Editions Lettres Vives
- L'enchantement simple. - Le huitième jour de la semaine. - L'autre visage. - L'éloignement du monde. - Mozart et la pluie.
Aux Editions Paroles d'Aube
- La merveille et l'obscur.
Aux Editions Le Temps qu'il fait
- Isabelle Bruges. - Quelques jours avec elles. - L'épuisement. - L'homme qui marche. - L'équilibriste.
Livres pour enfants
- Clémence grenouille. - Une conférence d'Hélène Cassicadou. - Gaël premier roi d'Abîmmmmmme et de Mornelonge. - Le jour où Franklin mangea le soleil.
Aux Editions Théodore Balmoral
- Coeur de neige.
Editions Le Fennec
- L'attention thématique n°2 : le grâce de la solitude.


A lire absolument : "La présence pure" (Le Temps Qu'il Fait- 1999) : roman et poème qui brise le tabou de la mort et parle si justement de la maladie d'Alzheimer :








Extrait :
"Il ne se reconnaît plus sur les photographies. Il n'y reconnaît pas non plus les siens. Quand on les lui nomme, il a les yeux brillants de joie, émerveillé de se découvrir des enfants comme s'ils venaient de naître. Ce qu'il savait du monde et de lui-même est effacé par la maladie, comme une éponge sur un tableau. Le tableau est grand, il est impossible de l'essuyer en une seule fois, mais de nombreuses phrases ont déjà disparu. La maladie d'Alzheimer enlève ce que l'éducation a mis dans la personne et fait remonter le cœur en surface."


Extrait d'une émission de France3 Bourgogne consacrée à Christian Bobin.

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Conseils de lecture: Lars Norén.
Auteur et souvent metteur en scène de ses propres textes, Lars Norén est né à Stockholm en 1944. Il a commencé par écrire des poèmes (premiers recueils en 1962 : Fuga, puis Schizopoesie). En 1964, à vingt ans, c’est l’hôpital psychiatrique pour schizophrénie, mais il ne cesse pas pour autant d’écrire. En 1970, il écrit son premier roman Les Apiculteurs, salué avec enthousiasme par la critique. Il écrit sa première pièce de théâtre Le Lécheur de souverain en 1973, ce fut un échec public, mais elle fut reprise à la fin des années 80, et devint un succès à scandale. C’est avec sa pièce Oreste présentée en 1980 au Dramaten à Stockholm que Lars Norén fut reconnu du public scandinave. Arrêtant d’écrire des poèmes, Lars Norén se consacre à l’écriture dramaturgique, radiophonique ou pour la télévision. Auteur atypique, il est un dramaturge des plus radicaux de la seconde moitié du XXe siècle. Longtemps considéré comme le digne successeur de Strindberg, Tchekhov ou Ibsen, il ne cesse de creuser au coeur des angoisses existentielles et familiales pour en découvrir les fonctionnements. On dit de lui qu’il a transformé la psychanalyse en dramaturgie, avant de rompre avec cette tradition théâtrale qui lui valut une reconnaissance internationale. Dans ses dernières pièces, il explore le monde des plus démunis et des plus faibles, montre l’univers de l’enfermement psychiatrique et carcéral par le truchement d’une langue riche, drôle, vivace.








Toutes ses pièces de théâtre traduites en français sont publiées par l’Arche Editeur. Depuis 1999, il est le directeur artistique du Riks Drama, au Théâtre national itinérant suédois (le Riksteatern).


Voici le texte d'ouverture de la saison 2003 :
« Depuis ses débuts, le RiksDrama s'est appliqué à explorer les pièces cachées à l'intérieur et autour de l'homme. Les thèmes de nos premières années de Théâtre ont été crime et châtiment, bien et mal, santé et maladie. Les pièces de ces dernières années ont abordé le thème de la mort et son influence sur nous tous au milieu de la vie. Ce furent de tumultueuses et fantastiques années. Et maintenant nous poursuivons notre chemin.
Beaucoup de gens aujourd'hui, parlent d'un sentiment d'incertitude et de crainte. Ils reconnaissent et se sont habitués à ce voile sombre tombé sur toute chose dans la société. Mais tout le monde n'est pas exposé au danger/ne se sent pas menacé - quelques personnes exploitent le vide qui émerge dans le sillage de l'insécurité et l'utilisent comme forum pour la brutalité et les actes sans pitié. Elles expriment des idées de vengeance, condamnation, châtiment à vie, solutions radicales et antagonismes. Tout ceci mène à une commune impuissance.
Nous voulons tenter de combattre une telle attitude à travers nos productions et avec notre projet L'homme est bon. C'est un projet qui est apparu après le résultat de notre travail sur Rannsakningen, un besoin était alors évident : des gens de tout le pays voulaient continuer à travailler ensemble pour qu'eux et leurs proches puissent se sentir vivants et engagés, ceci à travers la culture et ses manifestations. Pour que les gens se rencontrent sans barrières - de générations, de classes ou de cultures -, pour qu'ils remplissent leur vide avec du sens et fassent qu'on se regarde soi-même ainsi que les autres. Il y a une gravité et un potentiel entre nous tous qui doit être utilisé. Ainsi nous pouvons aller plus loin, voir plus clair et comprendre plus profondément que si nous continuions notre chemin normal.








Ce que nous voulons faire n'existe pas encore. C'est quelque chose qui doit être crée. Nous avons mené à bien une étape et nous devons aller de l'avant, laissant derrière ce que nous avons précédemment accompli. Nous ne savons pas ce que le futur a à offrir, ni où nous allons et quels problèmes seront les plus importants. La seule chose que nous savons est que nous avons à oser explorer le monde hors théâtre et hors scènes théâtrales. Nous devons aller dans les prisons, dans les égouts, dans les endroits de réadaptation des victimes de tortures, dans les camps de réfugiés, dans les écoles et les maisons de retraite. Nous devons les adresser à ceux auxquels nous voulons parler directement - la seule chose ayant un sens est d'aller en face de notre camarade.
Le Riks Drama a pour vocation d'offrir la possibilité d'une démocratie plus profonde à travers la culture et les réseaux qu'il génère et nous nous efforçons de travailler comme un fer de lance à la fois artistique et culturellement politique ».


Après la chute du mur de Berlin, Norén déclarait :
"Seuls les exclus, les discriminés, portent en eux le noyau de la vérité et ce sont eux qui nous feront accéder à notre propre vérité".
Viendront alors les pièces à ciel ouvert des années quatre-vingt-dix : Roumains, sur les exilés, Une sorte d’enfer, sur les aliénés, Froids, sur les néonazis, ou Catégorie-3.1, sur les sans-abri. Un théâtre de l’enfer social.








Ce qu'écrit Lars Norén, qui a grandi pauvre et sans domicile fixe, a souvent secoué la société suédoise, jusqu'à parfois faire bouger les politiques.
Lars Norén ne juge pas. Il décrit, dissèque, met à nu, sans l’ombre d’un pathos. Et nous tremblons de ne pas savoir, au fond, de quoi le monde est fait. Lars Norén est un doux révolté, un malheureux qui a la notion du bonheur. Tout son théâtre est rebelle et amoureux. Toutes ses phrases charrient une vie torrentielle.
Catégorie 3.1 (Personkrets 3.1)
Le titre est à lui seul tout un programme : par Personkrets 3.1, l’administration de la ville de Stockholm désigne ceux qui vivent dans la marge. Dans la pièce, alcooliques, drogués, prostitués, psychotiques, SDF et chômeurs peuplent Sergelstorg, une place du centre de Stockholm, dont la matière première est le béton. Lars Norén a quitté l’univers clos des explosions familiales, le champ de bataille des couples de la tradition strindbergienne, pour celui des marginaux.
La pièce est un long fleuve de répliques et d’actions, qui forme un univers micro-dramatique minutieusement construit, sous-tendu par une ironie constante et des critiques cinglantes. Description intense de ceux qui s’inquiètent chaque jour de leur survie...

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Eluard : le Surréalisme.
Magnifique diaporama réalisé par Michel Ben Avraham (Le WebLettres)

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Stieg Larssons testamente hittat.
Stieg Larsson har sålt över sex miljoner böcker och är en av Sveriges mest framgångsrika författare. Varje dag säljs i snitt 6 000 exemplar av hans böcker runt om i världen. Men historien om Stieg Larsson är också en historia om en uppslitande arvskonflikt. Nu avslöjar Uppdrag Granskning att ett tidigare okänt testamente har hittats.(in SvD)








La saga "Millenium" s'est vendue à plus de six millions d'exemplaires en Europe dont 1.2 millions en France (une adaptation cinématographique est prévue en Suède)
Enquête de la télévision suédoise qui affirme que Stieg Larsson, parti en reportage en 1977 en Ethiopie et craignant ne pas revenir vivant, a écrit son testament dans le quel il lègue tous ses biens à la Kommunistiska Arbetareförbundets avdelning (association de travailleurs communistes d'Umeå - ville du nord-est de la Suède)
Le testament est invalide (rédigé sans témoin) mais Eva Gabrielsson (sa compagne qui ne possède aucun droit sur la fortune représentée par les droits d'auteur mais détient le disque dur de l'ordinateur de Stieg sur lequel se trouverait le volume 4 de Millenium!) et le père et le frère de Stieg continuent à s'entre déchirer (eux deux se partagent les royalties de ce succès planétaire)

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Inversion générationnelle.
Le marketing télévisuel a contribué à une forme d’« inversion générationnelle », où les jeunes deviennent prescripteurs et les adultes infantilisés.
Pour le philosophe Bernard Stiegler enfants et adolescents ont été transformés en « tranches » et en « cibles » par le marketing télévisuel de la société de consommation qui en a fait des prescripteurs, les adultes eux ont été infantilisés. Cette "inversion générationnelle" serait, selon lui, responsable d'une véritable « ruine de l'éducation ». Bernard Stiegler dénonce l'impact désastreux de la surconsommation de télévision sur l'apprentissage intellectuel. Pour lui, cela reste un enjeu majeur dans le cadre de la « bataille de l'intelligence ». « La condition préalable à tout renouveau du système éducatif est que le milieu symbolique industriel dans lequel vivent les enfants, les adolescents, les jeunes gens, leurs professeurs et leurs parents, ne fasse pas systématiquement obstacle à la construction des savoirs. »
Un adolescent qui regarde la télévision plus de trois heures par jour divise par deux ses chances de suivre des études supérieures par rapport à ceux qui la regardent moins d'une heure.
Pour l'auteur, l'usage excessif de la télévision « engendre le degré zéro de la pensée ». Les médias, concentrés dans les mains de quelques groupes (Vivendi, Lagardère, Bouygues...) peuvent s'ériger ainsi en « ministère caché de la culture mondiale ».


"Prendre soin de la jeunesse et des générations" par Bernard Stiegler Flammarion, 342 pages, 22 euros.
Bernard Stiegler, philosophe, est directeur du département du développement culturel du Centre Georges Pompidou. Il a également été directeur de programme au Collège international de philosophie, directeur général adjoint de l’INA, puis directeur de l’IRCAM. Il est notamment l’auteur de :
La Télécratie contre la démocratie (Flammarion, 2006)
De la démocratie participative, avec Marc Crépon (Mille et une nuits 2007)
Économie de l’hypermatérialité et psychopouvoir, avec Philippe Petit et Vincent Bontems (Mille et une nuits, 2008)

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Millenium : la suite.
Dans un billet du 24 mars je vous recommandais chaleureusement la lecture de "Millenium" polar culte suédois de Stieg Larsson.
Libération consacre un article au conflit qui oppose sa compagne de toujours et la famille de l’auteur et revient sur le succès européen phénoménal de ce polar...








à lire de toute urgence.

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Un inédit de Rimbaud.
Un article du poète, publié dans Le Progrès des Ardennes en novembre 1870, a été découvert par hasard par un jeune cinéaste en repérage fin avril à Charleville-Mézières. Un événement littéraire: le dernier inédit de Rimbaud découvert date des années 40.

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Le mythe de l'éternel retour.
"L’éternel retour est une idée mystérieuse et, avec elle, Nietzsche a mis bien des philosophes dans l’embarras : penser qu’un jour tout se répétera comme nous l’avons déjà vécu et que même cette répétition se répétera encore indéfiniment ! Que veut dire ce mythe loufoque ?
Le mythe de l’éternel retour affirme, par la négation, que la vie qui disparaît une fois pour toutes, qui ne revient pas, est semblable à une ombre, est sans poids, est morte d’avance, et fût-elle atroce, belle, splendide, cette atrocité, cette beauté, cette splendeur ne signifient rien. Il ne faut pas en tenir compte, pas plus que d’une guerre entre deux royaumes africains du XIVe siècle, qui n’a rien changé à la face du monde, bien que trois cent mille Noirs y aient trouvé la mort dans d’indescriptibles supplices.
Cela changera-t-il quelque chose à la guerre entre deux royaumes africains du XIVe siècle si elle se répète un nombre incalculable de fois dans l’éternel retour ? Oui : elle deviendra un bloc qui se dresse et perdure, et sa stupidité sera sans rémission. Si la Révolution française devait éternellement se répéter, l’historiographie française serait moins fière de Robespierre. Mais comme elle parle d’une chose qui ne reviendra pas, les années sanglantes ne sont plus que des mots, des théories, des discussions, elles sont plus légères qu’un duvet, elles ne font pas peur. II y a une infinie différence entre un Robespierre qui n’est apparu qu’une seule fois dans l’histoire et un Robespierre qui reviendrait éternellement couper la tête aux Français.
Disons donc que l’idée de l’éternel retour désigne une perspective où les choses ne nous semblent pas telles que nous les connaissons : elles nous apparaissent sans la circonstance atténuante de leur fugacité. Cette circonstance atténuante nous empêche en effet de prononcer un quelconque verdict. Peut-on condamner ce qui est éphémère ? Les nuages orangés du couchant éclairent toute chose du charme de la nostalgie ; même la guillotine.
II n’y a pas longtemps, je me suis surpris dans une sensation incroyable : en feuilletant un livre sur Hitler, j’étais ému devant certaines de ses photos ; elles me rappelaient le temps de mon enfance ; je l’ai vécu pendant la guerre ; plusieurs membres de ma famille ont trouvé la mort dans des camps de concentration nazis ; mais qu’était leur mort auprès de cette photographie d’Hitler qui me rappelait un temps révolu de ma vie, un temps qui ne reviendrait pas ?
Cette réconciliation avec Hitler trahit la profonde perversion morale inhérente à un monde fondé essentiellement sur l’inexistence du retour, car dans ce monde-là tout est d’avance pardonné et tout y est donc cyniquement permis."
Copyright © 2003 Milan Kundera. L'insoutenable légèreté de l'être.
"L'insoutenable légèreté de l'être" raconte l'histoire du "Printemps de Prague 1968" vu par de jeunes Tchèques, un chirurgien et une serveuse devenue photographe, qui s'exilent en Suisse après l'occupation de leur pays puis y retournent alors qu'un nouveau régime pro-moscovite s'installe.


Oeuvre magistrale de Milan Kundera (Né à Brno en Moravie en 1929, Milan Kundera a été exclu de la vie publique dans l'ex-Tchécoslovaquie communiste après l'occupation soviétique en 1968 et s'est exilé en France en 1975, professeur à l'Université de Rennes, puis nommé professeur à l’Ecole des Hautes Etudes de Paris en 1980 . Déchu de sa nationalité en 1979, il a été naturalisé français en 1981. Tous ses livres ont été écrits en français) à redécouvrir : nombreux et minuscules chapitres. Règne du kitsh et des bourreaux ordinaires, règne aussi de quelques âmes prises d'une liberté écrasante, règne enfin de l'absurde condition totalitaire.








Oeuvre de Milan Kundera
Romans écrits en tchèque
La Plaisanterie [1967], traduit du tchèque par Marcel Aymonin, Paris, Gallimard, « Folio », 1985.
Risibles Amours [1968], traduit du tchèque par François Kerel, Paris, Gallimard, « Folio », 1986.
La vie est ailleurs [1973], traduit du tchèque par François Kerel, Paris, Gallimard, « Folio », 1973.
La Valse aux adieux [1973], traduit du tchèque par François Kerel, Paris, Gallimard, « Folio », 1986.
Le Livre du rire et de l'oubli [1978], traduit du tchèque par François Kerel, Paris Gallimard, « Folio », 1985.
L'Insoutenable Légèreté de l'être [1984], traduit du tchèque par François Kerel, Paris, Gallimard, « Folio », 1987.
L'Immortalité [1990], traduit du tchèque par Eva Bloch, Paris, Gallimard, « Folio », 1990.


Romans, essais écrits en français
Jacques et son maître, hommage à Denis Diderot (théâtre)
L'Art du roman, Paris, Gallimard, « Folio », 1986 (essai).
Les Testaments trahis, Paris, Gallimard, 1993 (essai).
La Lenteur, Paris, Gallimard, « Folio », 1995.
L'Identité, Paris, Gallimard, 1997.
L'Ignorance, Paris, Gallimard, 2003.
Le Rideau, Paris, Gallimard, 2005


Voir aussi : le film réalisé par Philip Kaufman
Avec Daniel Day-Lewis, Juliette Binoche, Lena Olin
Durée : 2h 51min. Année de production : 1987
Titre original : The Unbearable Lightness of Being

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Notre besoin de consolation est impossible à rassasier.
« Pour finir, je peux m'apercevoir que cette terre est une fosse commune dans laquelle le roi Salomon, Ophélie et Himmler reposent côte à côte. Je peux en conclure que le bourreau et la malheureuse jouissent de la même mort que le sage, et que la mort peut nous faire l'effet d'une consolation pour une vie manquée. Mais quelle atroce consolation pour celui qui voudrait voir dans la vie une consolation pour la mort!»
Stig Dagerman - Vårt behov av tröst (Notre besoin de consolation est impossible à rassasier - Actes Sud - traduit par Philippe Bouquet)
Stig Dagerman - ce Rimbaud du Grand Nord - né le 5 octobre 1923 est abandonné par sa mère à la naissance, son père poseur de rails menant une vie nomade ne pouvait s'occuper de lui et il fut donc élevé par ses grands-parents paternels, paysans de l’Uppland. Dagerman grandit, entouré de tendresse au milieu de gens âgés, austères.
A l'âge de neuf ans, son père, qui venait de se marier, le prit avec lui à Stockholm. Il fut un élève brillant mais sa pauvreté devint plus pesante et le citadin lui sembla être un pantin ridicule face au digne paysan. Dès 1941 Dagerman s'inscrit au Cercle de la jeunesse syndicaliste de Stockholm puis il devient en 1943 responsable des pages culturelles du journal Arbertaren (le Travailleur) et épouse Annemarie Götze, fille d'un anarchiste allemand, contraint à l'exil par l'arrivée d'Hitler au pouvoir.
Dagerman met fin à ses jours le 4 novembre 1954 à 31 ans.
Représentant emblématique du mouvement dit "des années 40", qui a diffusé en Suède les idées et les thèmes existentialistes, le romancier Stig Dagerman était également connu pour son engagement anarcho-syndicaliste.
Son oeuvre :
- en 1945 paraît son premier roman "Le Serpent" salué par la critique.
- en 1946 : "L'île aux condamnés" roman allégorique qui dépeint un monde sans fraternité et sa première pièce de théâtre "Le condamné à mort"
- en 1947 : "Automne allemand" livre de reportages au coeur d'une Allemagne de la défaite peuplée d’hommes et de femmes qui ont reçu tant « de leçons dans l’art de mourir qu’ils ne (savent) plus vivre »
- en 1948 : "L'enfant brûlé" récit autobiographique, réquisitoire contre lui-même, un chef-d'oeuvre!
- en 1952 : "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier", très court! 9 pages à lire, à relire 10 fois, 100 fois, à offrir comme on offre à des amis des chocolats, des fleurs...
Pendant sa courte vie il rédige des centaines d’articles (politiques, culturels ou de simple actualité) et plus de deux mille billets de révolte quotidienne.
Dagerman est le romancier du conflit entre la solidarité et la solitude.




Christian Olivier, le chanteur des Têtes Raides accompagné de son groupe en sourdine lit ce texte, aussi désespéré que terriblement lucide, sur son dernier album (Banco - en photo parmi quelques ouvrages de Stig Dagerman).





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Nuit blanche.
"Il est des livres qu'on aime avoir auprès de soi ainsi que des bréviaires. La force de leur contenu est telle que rien ne s'en affaiblit avec le temps. Nous sommes en leur compagnie au plus ardent du creuset de l'esprit et les hommes qui les ont écrits devraient être vénérés à l'égal des saints." Louis Calaferte.


Ecrivain français, Louis Calaferte est né à Turin le 14 juillet 1928, ayant vécu son enfance dans la misère aux environs de Lyon, après l'obtention d'un certificat d'études primaires, il entre comme garçon de courses dans une entreprise textile, puis comme manoeuvre dans une usine de piles électriques. Une enfance misérable dans un bidonville, la pauvreté dans tout ce qu'elle a de plus inhumain, de cruel et d'insoutenable. Il meurt le 2 mai 1994 à Dijon (il résidait à Blaisy-Bas, petit village de 600 habitants près de Sombernon) laissant près de 90 oeuvres : poésie, pièces de théâtre, carnets, essais.


"Requiem des innocents" :
A travers le récit autobiographique d'une enfance misérable (son premier récit), Calaferte, parle sans tabou et avec une grande force émotionnelle du sous-prolétariat. Il explique comment il est sorti de ce milieu social où la lecture et l'écriture étaient inconnues.
Ce livre est au coeur de la misère, touchant de violence, de méchanceté, vrai d'horreur et de révolte authentique. Calaferte se montre moraliste noir, misanthrope impavide au génie égal à celui de Céline.






"C’est la guerre" : (celle de 39-45). Le narrateur, Louis a 11 ans, il observe les comportements humains, les plus nobles et les plus vils (la haine de l'étranger, la collaboration, la mort...), c'est l'incroyable regard de l'enfant "qui apprend l'homme"






« Bien entendu, je ne suis ni celui-ci, ni celui-là, ni un autre, ni comme ça, ni autrement, ni tout à fait différent, ni ce que vous croyez, ni ce que je pense, ni ce mensonge, ni ce qu’on suppose, ni ce que je laisse voir, ni ce que je prétends, ni ce que j’invente, ni ce qu’on dit, ni ce que j’approuve, ni ce qui m’est défendu, ni ce que je rêve, ni rien de tout cela. Je suis tel que je suis. »


Découvrez son oeuvre :
Deux volumes du Théâtre complet aux éditions Hesse.
Romans
Requiem des innocents, Julliard, 1952
Partage des vivants, Julliard, 1953
Septentrion, (1963), Denoël, 1984
Satori, Denoël, 1968
Rosa mystica, Denoël, 1968
Hinterland, Denoël, 1971
La vie parallèle, Denoël 1974
Épisodes de la vie des mantes religieuses, Denoël, 1976
Ébauche d'un autoportrait, Denoël, 1983
L'Incarnation, Denoël, 1987
Memento Mori, L'Arpenteur-Gallimard, 1988
La Mécanique des Femmes, L'Arpenteur-Gallimard, 1992
C'est la guerre, L'Arpenteur-Gallimard, 1993
S'ajoutent à ceci 14 recueils de poésie, 2 essais, 5 volumes de Carnets, et un d'entretiens.

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Maupassant.
Après le succès de la série "Chez Maupassant" sur France 2 découvrez le site Maupassant, Oeuvres lues qui nous présente l’intégralité de l’oeuvre de l’écrivain sous forme d’audio livre : et tout cela en ligne et gratuit! (à recommander aux malvoyants)

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La Milléniumania.
Direction de nouveau la littérature suédoise avec le succès inattendu en France de ce polar du Suédois Stieg Larsson, disparu en 2004.
Lire l'article... et surtout lire la trilogie!







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La citation des vacances.
"A qui parlons-nous lorsque nous nous taisons ?" Tarjei Vesaas







Romancier, nouvelliste et poète norvégien, Tarjei Vesaas est l'écrivain de l'ineffable, de ce qui est tu, c'est l'un des plus grands écrivains du siècle passé, né le 20 août 1897 à Vinjem dans la très vieille province du Telemark où l'homme vit à l'écoute d'une nature aussi rude que prodigieuse, il est mort le 15 mars 1970 à Oslo.
Il écrit en néo-norvégien (nynorsk) et je vous recommande plus particulièrement un livre de sa période "symboliste" : Les Oiseaux écrit en 1957 (Plein Chant, 2000, 266 pages) : Mattis, le "héros" vit chez sa soeur Hege et sent obscurément qu'il est des choses dont il vaut mieux ne pas parler, il rêve dans la forêt où tout lui est signe et présage...Au travers de cette histoire d'un "simple" Vesaas transcrit l'inexprimable enfoui au fond des êtres.
Tous ses romans et poèmes ne sont pas malheureusement publiés en France mais je vous recommande également :
- La maison dans les ténèbres (Flammarion)
- Palais de glace (Flammarion)
- Le Germe (Livre de poche)
- La barque le soir (Plein Chant)

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Aphorismes de février.
"Den största naturkatastrofen är mänskliga naturen."
La plus grande catastrophe naturelle, c'est la nature humaine.


"Utvecklingen lämnar en bättre allt längre bakom oss."
Le progrès nous éloigne chaque jour un peu d'un monde meilleur.
Lisez un journal, écoutez la radio, regardez les informations télévisées...et ces constats s'imposeront à vous!


Henrik Tikkanen (1924-1964)

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Chagrin d'école.
Entretien très intéressant avec Daniel Pennac, écrivain très apprécié des élèves (Kamo et la saga Malaussène) qui raconte son passé de cancre dans "chagrin d'école".

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