Par Jean Pierre Crochet, lundi 16 mars 2009 à 06:26
L’Observatoire national de l’enfance en danger (ONED) a présenté trois études sur le parcours des jeunes en difficultés multiples. Souvent qualifiés d'“incasables” pour rendre compte de la difficulté des institutions scolaires, sociales ou judiciaires à les prendre en charge, ces travaux rendent compte de leur souffrance et de la nécessité d'une aide ajustée.
Ces rapports ont été réalisés par des sociologues, des psychologues ou des criminologues et embrassent trois sujets différents. Ces jeunes souffrent et ont de multiples difficultés : environnement familial complexe, parfois violent ou sujet à des maladies mentales, pauvreté, grande fratrie avec bien souvent des écarts d’âge conséquents entre les enfants et succession de “malheurs” (décès, maladie des proches, etc.).
Face à ces signes, parfois annonciateurs, les institutions peinent à établir un diagnostic précoce, expliquent les auteurs d’un premier rapport, intitulé "Analyse des facteurs de risques et de vulnérabilité des adolescents, à travers leurs parcours de vie et les prises en charge institutionnelles."
Craignant de stigmatiser les “incasables” ou de les séparer de leur famille afin de les faire évoluer dans un environnement plus calme, les institutions agissent lentement. Pourtant, les difficultés commencent très tôt, parfois dès la maternelle. Au collège, la situation devient parfois explosive. Dans le deuxième rapport, "Des jeunes de 14 à 16 ans “incasables” ? Itinéraires de jeunes aux marges du collège", les auteurs estiment que le comportement de ces jeunes “dérange l’ordre scolaire”, qu’ils mettent “à l’épreuve institutions, professionnels et parents”.
Dans un dernier document, intitulé "Une souffrance maltraitée, parcours et situations de vie des jeunes dits “incasables”, retraçant le parcours de 80 "incasables" dans les départements du Val d’Oise et du Val-de-Marne, les auteurs mettent en évidence la succession d’échecs rencontrés par les institutions (aide sociale à l’enfance, PJJ, école ou hôpital), rendant le suivi impossible. Les institutions bénéficient souvent d’une culture professionnelle qui “formate” les prises en charge, alors que ces jeunes ont besoin d’une réponse souple. Les auteurs proposent dans ce rapport de traiter en priorité la souffrance des “incasables”, pré-requis indispensable à toute prise en charge efficace d’un mineur rencontrant ces difficultés.
Ces rapports ont été réalisés par des sociologues, des psychologues ou des criminologues et embrassent trois sujets différents. Ces jeunes souffrent et ont de multiples difficultés : environnement familial complexe, parfois violent ou sujet à des maladies mentales, pauvreté, grande fratrie avec bien souvent des écarts d’âge conséquents entre les enfants et succession de “malheurs” (décès, maladie des proches, etc.).
Face à ces signes, parfois annonciateurs, les institutions peinent à établir un diagnostic précoce, expliquent les auteurs d’un premier rapport, intitulé "Analyse des facteurs de risques et de vulnérabilité des adolescents, à travers leurs parcours de vie et les prises en charge institutionnelles."
Craignant de stigmatiser les “incasables” ou de les séparer de leur famille afin de les faire évoluer dans un environnement plus calme, les institutions agissent lentement. Pourtant, les difficultés commencent très tôt, parfois dès la maternelle. Au collège, la situation devient parfois explosive. Dans le deuxième rapport, "Des jeunes de 14 à 16 ans “incasables” ? Itinéraires de jeunes aux marges du collège", les auteurs estiment que le comportement de ces jeunes “dérange l’ordre scolaire”, qu’ils mettent “à l’épreuve institutions, professionnels et parents”.
Dans un dernier document, intitulé "Une souffrance maltraitée, parcours et situations de vie des jeunes dits “incasables”, retraçant le parcours de 80 "incasables" dans les départements du Val d’Oise et du Val-de-Marne, les auteurs mettent en évidence la succession d’échecs rencontrés par les institutions (aide sociale à l’enfance, PJJ, école ou hôpital), rendant le suivi impossible. Les institutions bénéficient souvent d’une culture professionnelle qui “formate” les prises en charge, alors que ces jeunes ont besoin d’une réponse souple. Les auteurs proposent dans ce rapport de traiter en priorité la souffrance des “incasables”, pré-requis indispensable à toute prise en charge efficace d’un mineur rencontrant ces difficultés.
