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Troubles dans l’apprentissage de la lecture.
Entretien avec Franck Ramus docteur en sciences cognitives de l’EHESS, est chargé de recherche au CNRS (laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique, département d’études cognitives, ENS)
Source : XYZep numéro - 30 mars 2009

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Défi lecture.
Jeudi 2 avril, les élèves de 6ème4 ont accueilli avec enthousiasme leurs camarades de CM2 de Castelnau de Lévis, accompagnés de leurs professeurs.
Au programme : visite du collège et une certaine fierté chez les 6ème lorsqu'ils ont guidé leurs camarades sur leur terrain. Il est vrai que les salles spécialisées de musique, d'informatique ou d'arts plastiques, bien équipées ou décorées des oeuvres de l'artothèque, suscitent l'envie. Le CDI n'est pas en reste pour fournir un espace accueillant et attractif.
Puis, place au défi : cette fois-ci, ce sont les CM2 qui ont créé la surprise. Quel étonnement devant la précision et l'originalité de leurs questions ! Leurs camarades collégiens ont regretté d'avoir sous estimé leurs compétences de lecteurs. Tel est pris qui croyait prendre !
Qu'importe : la rencontre a été fructueuse car chaque classe a pu faire état de ses domaines de réussite. Les 6ème ont montré qu'ils s'étaient rapidement adaptés et attachés à leur collège, et qu'ils étaient prêts à accueillir leurs cadets, tandis que les CM2 ont fait preuve d'un grand sérieux pour être à la hauteur de leurs aînés.
L'année prochaine, c'est sûr, la bataille (de lecture) sera rude mais l'échange restera fair-play ! Nous relevons déjà le défi.








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Folke Fridell.
Né en 1904, il est un des plus importants représentants de la grande génération d’écrivains prolétariens suédois. Il est venu à la littérature immédiatement après la Deuxième Guerre mondiale – alors qu’il était encore ouvrier du textile – pour dire la misère du prolétariat industriel et exprimer certains doutes sur le "progrès social". Paru en 1948, Une Semaine de Péché devait être l’un de ses premiers romans d’une longue série sur le thème de la révolte.


L’ouvrier d’usine Konrad Johnson, alias n°403 a décidé de s’accorder une semaine de congé – ou plutôt, selon sa propre expression, une semaine de "création" forcément entachée de péché.
Ce qu’il désire créer, c’est avant tout lui-même ; c’est dire s’il pousse loin le blasphème. Il veut être au moins pendant ces quelques jours, un être humain à part entière, ayant de la valeur en lui-même et non pas seulement par le biais de celle qu’il crée. Ce monologue est le récit d’une entreprise menée, très littéralement, envers et contre tous – car les plus étranges alliances se nouent dès qu’il s’agit d’empêcher quelqu’un de se révolter, de venir perturber l’ordre établi, qu’il soit social, économique, politique bien sûr mais aussi familial… Une histoire, assénée à coup de mots bruts, comme à la hache, mais non dépourvue d’humanité et d’ironie, à ne pas livrer cependant à toutes les oreilles, car si le matricule 403 faisait école…








Extrait : "Si on voit ça sous l'angle du pouvoir, c'est tout de suite plus facile à expliquer. C'est vrai, on s'est tous les deux écartés de la voie habituelle, Edvin et moi, mais pas de la même façon; moi, je me suis trouvé un petit coin d'égout dans lequel me cacher et reprendre des forces, alors qu'Edvin, s'il a quitté le gros du troupeau, ça a été pour aller prendre place sur la piste cavalière. Et maintenant il y caracole, même s'il n'a pas de cheval mais simplement un fouet; il est seulement un peu mieux payé que les autres pour se charger de faire avancer la caravane des esclaves et veiller à ce qu'il ne se produise pas d'embouteillages. C'est certainement pour ça qu'il a été tellement furieux quand j'ai transgressé les préceptes de l'usine et que j'ai pris ma semaine de péché tout simplement parce que j'en avais envie. On n'a pas le droit de faire des choses pareilles et, si on le fait malgré tout, on n'a pas à rejeter la faute sur les autres; parce que, en temps de paix, les égouts, ça n'est pas une excellente cachette; c'est seulement quand on se livre à des massacres organisés, à la surface de la Terre, que nous autres, les êtres humains, on éprouve le besoin d'aller tenir compagnie aux autres rongeurs dans les entrailles de notre bonne vieille planète."


Une semaine de péché : traduit du suédois et présenté par Philippe Bouquet. Voix d'en bas. Editions Plein chant. 1984.

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Le Printemps des poètes.
Le site officiel








Poème de circonstance :


Nouvelles de la bourse


Celui qui ne possède pas d'actions
ne sait pas en quel dur péril il vit.
Seule la Bourse comprend la situation
et c'est la première qui réagit.


La sensibilité de l'être humain
est le plus grand de tous les mensonges.
C'est la corbeille notre grand devin,
qui est l'interprète de nos songes.


Dans notre monde de joyeux frimeurs
La Bourse passe toujours avant la vie.
Si l'indice plonge comme un flotteur
c'est nous qui allons mourir d'asphyxie.


Stig Dagerman : Billets quotidiens - 1er décembre 1950


Son épitaphe :
Ci-gît un écrivain suédois
tombé pour rien
Son crime était l'innocence
oubliez-le souvent.

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Lectures de vacances.
Arnaldur Indridason : Hiver arctique
"Un soir glacial de janvier à Reykjavik, le corps d’un petit garçon de 10 ans poignardé, Elias, est retrouvé au pied d’un immeuble de banlieue. Ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande. Erlendur et ses enquêteurs inséparables, Elinborg et Sigurdur Oli n’ont aucun indice, mais le frère aîné de la victime disparaît avec la complicité de sa mère Sunee. Erlendur va explorer tous les préjugés qu’éveille la présence croissante des immigrés dans une société fermée".








Les réactions xénophobes islandaises ressemblent étrangement à ce que l’on peut voir et entendre un peu partout dans le monde.
Arnaldur Indridason a reçu pour ce livre et pour la troisième fois le Prix Clé de Verre du roman noir scandinave.




Kjartan Fløgstad : Grand Manila
Union Carbide (industrie de la chimie, à l’origine de nombreuses catastrophes industrielles, notamment celle de Bhopal en Inde, en 1984) est le personnage central de ce roman, Kjartan Fløgstad décrit les destins d’ouvriers d’une fonderie de Sauda, au sud de la Norvège, qui a longtemps appartenu à cette multinationale.
Le roman constitue un hommage bouleversant à la beauté des gestes accomplis par les ouvriers, à leur courage et leur virtuosité (personnage de Salme, poétesse finlandaise royaliste obligée de fuir son pays au moment de la guerre civile de 1918, qui deviendra une grande représentante du mouvement syndicaliste ouvrier dans l’Amérique des années 1930). Grâce à ses talents de narration, Fløgstad rend palpitant le phénomène de croissance industrielle à l’origine de l’enrichissement de groupes tels que Union Carbide tout en retranscrivant la brutalité de leur reconversion, dans un monde où la finance et la communication ont définitivement pris le pouvoir.


Kjartan Fløgstad est un poète, romancier, nouvelliste et essayiste norvégien né en 1944 à Sauda. Après le baccalauréat et un passage à l'École polytechnique de Trondheim, il étudie la linguistique à l'Université de Bergen, mais abandonne bientôt les études pour devenir ouvrier d'usine, puis graisseur sur un cargo norvégien. Aventurier moderne, il a voyagé un peu partout dans le monde et surtout en Amérique latine. Il a d'ailleurs traduit en néo-norvégien Neruda, Cortázar, et d'autres grandes figures de la littérature latino-américaine.








A 33 ans, Fløgstad a reçu le prestigieux prix du Conseil Nordique pour son roman Le Chemin de l’Eldorado (publié en français aux éditions Esprit ouvert), qui a été récompensé également dix ans plus tard par le Prix Pégase aux Etats-Unis. En 2008, Fløgstad a reçu le Brageprisen d'honneur pour l'ensemble de son œuvre.




Sigrid Undset : Kristin Lavransdatter
Sigrid Undset (née le 20 mai 1882 à Kalundborg au Danemark1882, décédée en 1949) reçut le Prix Nobel en 1928, pour son incontournable description de la vie au Moyen Âge (merveilleuse conteuse, qui alliait des connaissances historiques approfondies à une compréhension aiguë de la condition humaine), la trilogie de Kristin Lavransdatter (1920-1922) qui s'est hissée au rang de classique mondial. Au cours des années trente, les livres de Sigrid Undset tombèrent sous le coup de la censure allemande, ce qui obligea leur auteur, au moment de l'invasion de la Norvège par les forces nazies, à quitter son pays natal. Emigrée aux Etats-Unis, elle continua à soutenir la Résistance norvégienne. De retour après la guerre, elle fut décorée de la Grande Croix de St. Olav, tant pour ses écrits que pour son engagement patriotique. La production littéraire de Sigrid Undset comprend plus d'une trentaine de titres et a été traduite dans de nombreuses langues.
Sigrid Undset s’empare du Moyen-Âge scandinave pour dépeindre la vie de Christine Lavransdatter, jeune femme qui ose vivre sans craindre de briser les tabous sociaux et religieux de son temps. Décrivant avec une exactitude féroce les conditions de vie de l’époque, Sigrid Undset nous offre le tableau sublime d’une existence tragique, celle de Christine, une des plus belles figures de femme que la littérature ait produite.








Ces presque 1400 pages, tout comme les 1200 pages du cycle Olav Audunssøn, sont pour cette raison intemporelles : elles sont animées par des êtres de chair et de sang, qui seraient pratiquement comme des voisins. L'action se déroule dans l'Oslo que l'auteur connaît si bien, dans la vallée du Gudbrandsdal ou le Trøndelag de son père. Une nature qu'elle connaît intimement et qui aujourd'hui est toujours là, la même qu'il y a 70 ans, la même depuis le 13e siècle.
A la fin des années 30, elle se lance dans un nouveau cycle historique, situé cette fois au 18e siècle. Elle n'achèvera que le premier tome, Madame Dorthea, qui sera publié en 1939. La Deuxième Guerre mondiale va briser l'écrivain, tant sur le plan personnel que du point de vue artistique. Elle n'achèvera pas sa fresque scandinave. La guerre accaparera toutes ses forces.
Outre ses romans réalistes et des recueils de nouvelles, elle participe au débat public sur les thèmes de fond et d'actualité : la condition féminine, les questions d'éthique et de morale. Sa verve de polémiste est redoutable, sa critique du féminisme catégorique. Elle rejette la débâcle morale qu'incarne la première guerre mondiale, malgré le relatif éloignement de la Norvège et sa neutralité durant le conflit.

Ces dernières années, l'attrait qu'exercent Sigrid Undset et ses écrits n'a cessé de grandir. On voit un nouvel engouement pour ses oeuvres, et en particulier pour Kristin Lavransdatter, qui reste un des romans les plus vendus et les plus lus de Norvège. Les adaptations à la scène se multiplient, telle la production théâtrale finno-norvégienne mise en musique par le bassiste de jazz Arild Andersen.
En 1995 le film (adaptation cinématographique du premier volet de la trilogie Kristin Lavransdatter réalisé par Liv Ullmann) qui dure plus de 3 heures en version originale, suit l'enfance de Kristin à la ferme auprès de son père Lavrans, s'attache à l'histoire d'amour qui la lie à Erlend et se termine sur le mariage contre la volonté des parents. Le tournage s'est principalement déroulé dans une vallée de Norvège, où l'on a reconstitué minutieusement l'habitat fermier médiéval. La contribution de grands artistes norvégiens et de Sven Nyquist, le directeur de la photographie de Bergmann, explique sans doute le succès immédiat du film.

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L'instant de la liberté.
Jens Bjørneboe, écrivain norvégien, né le 9 octobre 1920 à Kristiansand, s'est suicidé le 9 mai 1976 à Veierland in Nøtterøy (Norvège). Après avoir entrepris de sonder les ténèbres de notre histoire, l’alternative pour fuir les percées de la civilisation, semble nous dire Bjørneboe, reste la fuite ou la mort...


Il s'identifie comme un anarcho-nihiliste. En 1943, il partit en Suède pour éviter le travail forcé. Durant cet exil, il a rencontré la peintre juive allemande Lisel Funk qui devint sa première compagne. Il traque dans son oeuvre, belle et funeste, la figure du mal, il expose la grande marche de l'humanité et les déboires individuels et collectifs qu'elle laisse sur son passage.







Sa première publication fut "Dikt" (recueil de poèmes) en 1951, puis "Jonas" (histoire d'un élève dyslexique brutalisé par le système scolaire norvégien qui trouve refuge dans une école "Steiner") en 1955 et "Le rêve et la roue" (pages sombres et convulsives d'une saga familiale où l'insidieuse noirceur de notre temps laisse peu d'espoir à une rédemption par la beauté) en 1964 ; Bjørneboe s'impose par ses romans très critiques contre la société, l'autorité et toute forme d'oppression, parmi ceux-ci une trilogie, "Histoire de la Bestialité" dont "L'instant de la liberté" est le premier volet.








"L'instant de la liberté", expression empruntée à la tauromachie, trace la ligne de démarcation entre le rituel artistique et le bain de sang dans lequel va agoniser l'animal. Et c'est bien un va-et-vient continuel entre ces deux pôles qui obsède le narrateur, sorte d'archiviste des horreurs de l'humanité : l'homme a finalement remplacé la bête.
À la répulsion fascinée envers le nazisme, entre autres, répond une longue errance en "pays de Chaos".
Roman largement autobiographique et d'un réalisme forcené, étonnant bréviaire des atrocités de guerres, des tortures nazies et de toutes formes de cruautés.
“De toute ma vie je n’ai presque aucun autre souvenir que meurtres, guerres, camps de concentration, tortures, esclavage, cités bombardées, cadavres d’enfants à moitié brûlés.”








"Ah ! Ce peuple le plus énergique, le plus puissant et le plus dément d'Europe, ce peuple qui ne craignant le mensonge voudrait nous faire croire que c'est le nazisme qui a dévoré six millions de juifs, et qui maintenant essaie de convaincre le monde que c'est une abstraction, et pas eux les Germains qui les ont massacrés, que les juifs furent assassinés par une représentation de l'esprit, une idéologie, et par des êtres de chair et de sang, pas par ces mêmes Schulze, Meyer et Beck qui ne manqueront pas de nous manger une fois encore. Il va falloir, d'une façon ou d'une autre, que je me résolve à commencer par le commencement, bien qu'il n'existe pas de commencement.
Commencerons-nous dans un bordel de Hambourg ?
Ou dans la maison de Goethe à Weimar ? Avec Hölderlin ou avec Julius Streicher ? Je suis en droit de faire l'un et l'autre, car nul n'a autant aimé la Germanie que moi. Encore aujourd'hui personne n'aime autant que moi ce pays. Si je vis dans cette vallée des Alpes, ce n'est peut-être que pour avoir la Teutonie à ma portée, dans mon horizon. Il n'y a pas de pays au monde où tout ne soit à vendre comme en Germanie. Pas un coin du globe où tout ne soit qu'argent comme en cette contrée. C'est un pays des carnets de chèques et des billets de banque, celui où l'on spécule sur sa mère, où tout n'est que commerce. Où tout n'est que maison de passe.
Plus j'ai appris à connaître la Germanie, plus j'ai été convaincu de la nécessité d'une Allemagne de l'est.
Après leur mort, les Allemands descendent en RDA.
La RDA est la mauvaise conscience de l'Allemagne".


Extrait de "L'instant de la liberté" pages 39 et 40




Ecrivain polémiste, anarchiste, il fut un virulent défenseur des opprimés, montrant une haine viscérale envers l’Etat.


"L'instant de la liberté" roman traduit du norvégien par Charles Aubry aux éditions Plein Chant - collection de l'atelier furtif
"Le rêve et la roue" mêmes traducteur, éditeur et collection.
Les éditions Plein Chant en Charente sont spécialisées sur la littérature prolétarienne et propose, entre autres, pour la Scandinavie : "Les oiseaux" du norvégien Tarjei Vesaas, "Une histoire de corde" du finnois Veijo Meri et "Qui s'occupe encore d'Yngve Frej?" du suédois Stig Claesson.

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Lecture.
Cet ouvrage, réalisé par les membres de l'Observatoire National de la Lecture et des spécialistes et enseignants de terrain, présente les difficultés de langue et de lecture des élèves entrant en collège. Il rassemble des réflexions sur l'enseignement poursuivi de la lecture, dans les différentes disciplines. Il propose des recommandations aux enseignants et aux formateurs.

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O tempora, o mores.
Selon une étude de l'institut d'études marketing GfK le palmarès des loisirs culturels des Français est dominé par la télévision (regardée plus de 3h par jour en moyenne), suivie de Internet, consulté 2h17 par jour, de la radio (1h20), de la musique (54 minutes) et enfin des livres qui occupent 38 minutes du temps quotidien des français.

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Café littéraire d'Albi.







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Pub.
Numéro de décembre, excellent, comme très souvent !









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Salons.
Le salon du livre pour enfants a lieu cette année pour sa 24ème édition à Montreuil (Seine-Saint-Denis) du mercredi 26 novembre au lundi 1er décembre 2008.








Cette année : thématique autour de la Peur et des Frissons déclinée tant pour les petits que les ados autour des différents genres de la littérature de jeunesse : albums, romans, documentaires, bandes dessinées…








Un somptueux cadeau de Noël à 20€ de Guillaume Duprat au Seuil : voyager à travers le temps et les cultures pour découvrir, dans ce musée des Terres imaginées, des trésors d'inventivité et de poésie.


Salon de l'Education








Xavier Darcos n'inaugurera pas le Salon de l'Education à la porte de Versailles à Paris (15e) ce matin, comme il était prévu initialement à son agenda. Il s'y rendra vendredi matin, selon un "rectificatif" de son agenda diffusé mercredi par son ministère (le syndicat SNUipp-FSU qui a appelé les professeurs franciliens des écoles à cesser le travail, avait fait part de son intention d'"organiser un comité d'accueil" au ministre de l'Education ce matin au Salon)

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Collège au théâtre.
La deuxième édition de "Collèges au théâtre" en partenariat avec le Conseil général du Tarn et la Scène nationale d'Albi concerne quatre classes (6.3, 5.3, 5.6 et 4.5) du collège.
Premier temps : le lundi 17 novembre : spectacle à l'Athanor "La répétition : une odyssée" par la compagnie "Théâtre de cuisine", le spectacle est présenté comme une répétition publique pour démontrer les mécanismes du théâtre, mettre à jour ses codes...
Deuxième temps : choix d'ateliers "textes et jeux" ou "techniques et métiers du spectacle"
Troisième temps : une compagnie de théâtre donnera un spectacle dans le collège.

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Kanun.
A travers la presse régionale (Ouest France) qui relate un faits divers :


"Alfred 13 ans a une dette de sang. Il doit répondre des meurtres de son oncle en prison. Une pratique encore courante en Albanie. Du coup, le jeune garçon doit vivre caché. Son oncle obéissant à la loi du kanun, un code d'honneur qui régit la vie des Albanais du Nord du pays depuis le Moyen Âge, l'a vengé en tuant trois personnes. Il est maintenant en prison, mais désormais Alfred, bébé au moment des faits, a une dette de sang. Il doit répondre de ces meurtres.Un tiers de la population et au moins 5 000 enfants sont touchés de près ou de loin par la dette de sang. Qu'ils soient chrétiens ou musulmans, riches, pauvres, sur place ou à l'étranger, le kanun est profondément ancré dans la mentalité des Albanais."


je vous recommande aujourd'hui la lecture d'"Avril brisé", l’un des romans les plus célèbres d'Ismaïl Kadaré (écrivain albanais né le 28 janvier 1936 à Gjirokastër).








Dans ce livre, il traite du Kanun ("du Kanun et la vendetta en Albanie : du mythe à la réalité" à lire dans le Courrier des Balkans), sorte de code d’honneur très complexe de l’Albanie des montagnes. En parallèle, deux histoires, celle de Gjorg, pris dans le tourbillon de la vendetta : obligé de tuer un membre de la famille ennemie, et après une courte trêve, d’être à son tour tué ; et celle de Bessian Vorpsi, écrivain à l’idée un peu romantique sur le Kanun, qui quitte Tirana avec sa jeune femme pour un voyage de noces dans les montagnes sur la piste de ces montagnards rudes et meurtriers. Ils en reviendront changés…








Ismaïl Kadaré : série d'articles très intéressants dans le Courrier des Balkans qui essaie de répondre à cette question : Pourquoi Kadaré, l'un des (le?) plus grands écrivains du XXe siècle, mondialement reconnu, n'a jamais eu le prix Nobel de littérature ?


Ma sélection :
* Chronique de pierre (1970)
* Le palais des rêves (1981)
* Le crépuscule des dieux de la steppe (1978)
* Le pont aux trois arches (1978)
* La niche de la honte (1978)
* Qui a ramené Doruntine ? (1980)
* Clair de lune (1985)
* L'année noire (1985)
* Eschyle ou le grand perdant (1985, essai)
* Le dossier H. (1989)
* La pyramide (1992)
* L'aigle (1995)
* Spiritus (1996)
* L'albanie, Visage Des Balkans (1998)
* Trois chants funèbres pour le Kosovo (1998)
* Mauvaise saison sur l'Olympe (1998, théâtre)
* L'envol du migrateur (1999)
* Froides fleurs d'avril (2000)
* Vie, jeu et mort de Lul Mazrek (2003)
* Hamlet, le prince impossible (2007)
Les oeuvres complètes de Kadaré sont publiées chez Fayard (Traduit de l'albanais par Jusuf Vrioni)

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Gunnar Staalesen.
Vous avez aimé Millenium ? Alors lisez le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen en 6 tomes : l'Aube (2 volumes), le Zénith (2 volumes) et le Crépuscule (2 volumes) aux excellentes éditions Gaïa


Staalesen crée en 1975 le personnage de Varg Veum : incarnation de l'homme seul (ce qui signifie " le loup dans le sanctuaire "), détective privé, dont le 14ème volume vient de sortir en Norvège, et avec lequel il dépasse le million d’exemplaires vendus.
Ce roman commence comme un polar : un meurtre est commis dans la nuit du Nouvel An de l’année 1900, deux inspecteurs de police entament une enquête où l’énigme jamais résolue du meurtre de l’aube 1900 refait surface à plusieurs reprises pour être finalemnt résolue par Varg au crépuscule de 1999.








Interview dans Bibliosurf par Jean-Marc Laherrère et Visitez cet excellent site où sept polars de Staalesen sont "chroniqués"
Staalesen offre dans ses romans une analyse de la violence ordinaire et comme Mankell s'interroge sur l'absence de repères d'une société norvégienne très riche et trop "occidentalisée" (ou "américanisée"), d'une brûlante actualité ! (Et l'on songe également en ce moment aux polars islandais et au naufrage de ce pays).

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Lire en fête.
Lire en fête les 10, 11 et 12 octobre 2008
Thématique nationale : la jeunesse.
« Le livre de jeunesse et la lecture des jeunes ».








Les conteurs et conteuses du Tarn nous donnent, cette année encore, rendez-vous au coin du bois. Il nous entraînent dans l'univers magique de la forêt, peuplée d'elfes, de gnomes ou de farfadets... même si Sivens n'est pas Brocéliande.
Dimanche 12 octobre 2008, 14h30-15h-15h30-16h dans la forêt de Sivens.

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Nobel de littérature : supériorité européenne ?
Horace Engdahl, le secrétaire perpétuel de l'académie suédoise, l'institution qui décerne le prix Nobel de littérature a déclaré :
"Les Etats-Unis sont trop isolés, ils ne traduisent pas assez et ils ne participent pas au dialogue des littératures. Cette ignorance les restreint", "Il y a des auteurs forts dans toutes les grandes cultures mais vous ne pouvez pas écarter le fait que l'Europe est encore au centre du monde littéraire... pas les Etats-Unis", "les auteurs américains contemporains ne s'écartent pas suffisamment de la culture de masse qui prévaut sur leur continent". Le professeur polyglotte vante également le continent européen comme une terre d'exil qui sait "respecter l'indépendance de la littérature", "en Europe vous pouvez bâtir votre œuvre, en toute tranquillité, sans crainte d'être battu à mort".
Le 11 octobre 2007 c'était l'écrivaine britannique, engagée et contestataire, Doris Lessing qui recevait le plus prestigieux des prix littéraires, succédant au Turc Orhan Pamuk.
Les favoris de 2008 : Claudio Magris (ce serait mérité, lire "Danube"...Magnifique!), Amos Oz, Joyce Carol Oates, Philip Roth (éternel favori...Bof!) Haruki Murakami, Don DeLillo, Carlos Fuentes, Mario Vargas Llosa...
Un regret personnel le nom d'Ismail Kadare le rapsode albanais est encore absent des pronostiques de l'année 2008...Quelle injustice!

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"Ceux qui ont dit non."
Une collection salutaire qui prône la désobéissance civile !
De romans historiques (chez Actes Sud, 7.50€) destinés à éveiller l’esprit de résistance en offrant des récits de vie de figures fortes qui ont eu un jour le courage de se révolter pour faire triompher la liberté ou la justice.


Rosa Parks : “Non à la discrimination raciale” Par Nimrod
Lucie Aubrac : “Non au nazisme” Par Maria Poblete
Victor Jara : “Non à la dictature” Par Bruno Doucey : Quatre jours après le coup d'Etat du 11 septembre 1973, par lequel le Général Pinochet prend le pouvoir avec l'appui de la CIA, au prix de la mort du président chilien démocratiquement élu Salvador Allende et de milliers de ses partisans, 6000 militants de gauche sont parqués dans un stade de Santiago. Parmi eux, le chanteur compositeur Victor Jara, qui va être assassiné avec une barbarie inouïe.






"On amena Victor et on lui ordonna de mettre les mains sur la table. Dans celles de l’officier, une hache apparut. D’un coup sec il coupa les doigts de la main gauche, puis d’un autre coup, ceux de la main droite. On entendit les doigts tomber sur le sol en bois. Le corps de Victor s’écroula lourdement. On entendit le hurlement collectif de 6000 détenus. L’officier se précipita sur le corps du chanteur-guitariste en criant : " Chante maintenant pour ta putain de mère ", et il continua à le rouer de coups. Tout d’un coup Victor essaya péniblement de se lever et comme un somnambule, se dirigea vers les gradins, ses pas mal assurés, et l’on entendit sa voix qui nous interpellait : "On va faire plaisir au commandant." Levant ses mains dégoulinantes de sang, d’une voix angoissée, il commença à chanter l’hymne de l’Unité populaire, que tout le monde reprit en choeur. C’en était trop pour les militaires ; on tira une rafale et Victor se plia en avant. D’autres rafales se firent entendre, destinées celles-là à ceux qui avaient chanté avec Victor. Il y eut un véritable écroulement de corps, tombant criblés de balles. Les cris des blessés étaient épouvantables. Mais Victor ne les entendait pas. Il était mort." (Sources : Plume de presse)


Victor Hugo : “Non à la peine de mort” par Murielle Szac
Joseph Wresinski : “Non à la misère” par Caroline Glorion
Victor Schoelcher : “Non à l’esclavage” par Gérard Dhôtel

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Dimanche noir.
Dans la foulée de Jo Nesbo, Stieg Larsson, Mankell...Deux auteurs islandais à découvrir...


Interview d’Arni Thorarinsson par Bernard Strainchamps : les aventures du journaliste enquêteur Einar qui boit pour fuir la solitude et l’insécurité qui caractérise une société islandaise malade : mondialisation forcenée, racisme, vieillesse au rebut, troubles du comportement...
A lire "le temps de la sorcière" :






La vie est difficile quand on est alcoolique “en pause” et journaliste exilé, pourtant il se passe bien des choses : des adolescents se suicident, un reportage sur la troupe de théâtre du lycée est publié, et le jeune et talentueux acteur qui tient avec tant de conviction le rôle principal disparaît… Pour échapper aux chiens écrasés et aux radios-trottoirs, mais surtout pour contredire l’ambitieux rédacteur en chef qui le téléguide depuis la capitale, Einar enquête sur cette microsociété gangrénée par la corruption, la drogue et la “politique des cousins”. Il étudie le théâtre classique et découvre un présent inquiétant peuplé lui aussi, si on y regarde bien, de sorcières. Un roman noir plein d’humour, de vivacité et de suspense.


"Tout à l’heure, dans une agence de voyages parisienne, j'ai vu une publicité pour l’Islande : les beaux paysages, les beaux volcans, Björk... Tout cela fait partie de l'Islande, mais ce n'est que la façade. Et en dessous, nous avons de gros problèmes. L'écart entre les riches et les pauvres s’élargit. Les anciens et les malades sont ignorés par la société, alors qu'en même temps les grandes entreprises s’enrichissent. Ces dernières années, on voit une immigration bon marché, notamment de l'Europe de l'Est, qui arrive pour construire des usines. Usines qui ont besoin d'électricité, donc d’usines hydroélectriques, sans se préoccuper de l'environnement et de la pollution. La société islandaise est devenue plus complexe, plus riche et plus pauvre en même temps. Je raconte tout ça avec un petit ton acerbe peut-être, mais tout est vrai."
Propos d'Arni Thorarinsson recueillis pas Mikaël Demets pour Evene


A paraître début octobre "Le Dresseur d’insectes", Editeur : Métailié


A découvrir également les romans glacés et sinistres d’Arnaldur Indridason, et de son "héros" l'inspecteur Erlendur, flic taciturne, adepte des surgelés, de vieux costumes fripés, miné par une vie de famille catastrophique et la relation compliquée avec sa fille (comme Wallander?).
Arnaldur Indridason lui fait poursuivre ses enquêtes à travers ses romans comme "La Cité des jarres", "La Femme en vert", "L' Homme du lac" et "La Voix", dans lequel le fameux inspecteur nordique doit résoudre l'assassinat du père Noël...
"La cité des jarres" a été adapté au cinéma en 2006 par Baltasar Kormakur.






Pourquoi l’inspecteur Erlendur use-t-il sa mauvaise humeur à rechercher l’assassin d’un vieil homme dans l’ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques immondes et, coincée sous un tiroir, la photo de la tombe d’une enfant de quatre ans ? A quoi sert cette collection de bocaux contenant des organes baptisée pudiquement la Cité des Jarres ?
Erlendur se débat avec une réalité islandaise très marquée par l’isolement, le poids de la famille et de ses secrets. Enquête claustrophobe et éprouvante...
La Cité des Jarres a obtenu le prestigieux prix Clé de Verre du roman noir scandinave.

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A (re)découvrir.
"Le courage n'est pas de peindre cette vie comme un enfer, puisqu'elle en est un : mais de la voir comme telle et de maintenir, malgré tout, l'espoir du paradis."


"Le monde n'est si meurtrier que parce qu'il est aux mains de gens qui ont commencé par se tuer eux-mêmes, par étrangler en eux toute confiance instinctive, toute liberté donnée de soi à soi. Je suis toujours étonné de voir le peu de liberté que chacun s'autorise, cette manière de coller sa respiration à la vitre des conventions, et la buée que cela donne, l'empêchement de vivre, d'aimer."


Extrait d'une interview de C. Bobin parue dans Nouvelles clés :
N. C. : En vous lisant, on se dit que, pour vous, l’essentiel tient aux détails...
C. B. : Ça va avec le reste, avec cet autre système mental - le mot “système” me heurte un peu, mais pour aller vite je le dirai quand même - : ce mélange d’apathie et de détachement, qui permet une acuité formidable sur ce qui se passe. Au fond, c’est aussi bête que ça. C’est-à-dire que je me sens, dans la société, comme le gosse dans la cour de récréation qui ne participe pas aux jeux des autres. Ce n’est pas qu’il soit rejeté. Ce n’est pas qu’il méprise les autres - j’étais plutôt éperdu d’admiration. Mais je faisais toujours un pas de côté... Tous les enfants sont là, dans la cour, ils sautent, ils crient, ils jouent. Et c’est très bien.
Mais il y en a un qui est à l’écart, assis dans un coin, et qui regarde. Il a une vue fabuleuse sur ce qui se passe. Eh bien, pour moi, cette situation n’a jamais pris fin. Je suis toujours là, assis dans la cour de récréation."








Né le 24 avril 1951 au Creusot (71) de parents ouvriers, enfant solitaire, fait des études de philosophie, il écoute les êtres et les choses et il écrit. Cela lui suffit et remplit sa vie.


À lire de Christian Bobin :
«Louise Amour» aux éditions Gallimard - 2004
- La Part manquante. - La femme à venir. - Une petite robe de fête. - Le très-bas. - L'inespérée. - La folle allure. - La plus que vive. - Autoportrait au radiateur. - Geai.
Aux Editions Fata Morgana
- Souveraineté du vide - collection Folio - L'homme du désastre - Lettres d'or - Eloge du rien - Le colporteur - La vie passante - Un livre inutile
Aux Editions Lettres Vives
- L'enchantement simple. - Le huitième jour de la semaine. - L'autre visage. - L'éloignement du monde. - Mozart et la pluie.
Aux Editions Paroles d'Aube
- La merveille et l'obscur.
Aux Editions Le Temps qu'il fait
- Isabelle Bruges. - Quelques jours avec elles. - L'épuisement. - L'homme qui marche. - L'équilibriste.
Livres pour enfants
- Clémence grenouille. - Une conférence d'Hélène Cassicadou. - Gaël premier roi d'Abîmmmmmme et de Mornelonge. - Le jour où Franklin mangea le soleil.
Aux Editions Théodore Balmoral
- Coeur de neige.
Editions Le Fennec
- L'attention thématique n°2 : le grâce de la solitude.


A lire absolument : "La présence pure" (Le Temps Qu'il Fait- 1999) : roman et poème qui brise le tabou de la mort et parle si justement de la maladie d'Alzheimer :








Extrait :
"Il ne se reconnaît plus sur les photographies. Il n'y reconnaît pas non plus les siens. Quand on les lui nomme, il a les yeux brillants de joie, émerveillé de se découvrir des enfants comme s'ils venaient de naître. Ce qu'il savait du monde et de lui-même est effacé par la maladie, comme une éponge sur un tableau. Le tableau est grand, il est impossible de l'essuyer en une seule fois, mais de nombreuses phrases ont déjà disparu. La maladie d'Alzheimer enlève ce que l'éducation a mis dans la personne et fait remonter le cœur en surface."


Extrait d'une émission de France3 Bourgogne consacrée à Christian Bobin.

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Pippi Långstrump ou Fifi Brindacier.
Fifi Brindacier est une petite fille de 9 ans qui avec sa célèbre frimousse, ses couettes rousses et sa force hors du commun, a séduit toute une génération d'enfants.
Fifi possède un petit singe ainsi qu'un cheval avec lesquels elle vit.






Fifi c'est la joie de vivre, pimentée d'une pointe d'insolence : loin des adultes et de leur école, vivant seule avec son cheval et son singe, elle joue, chante, se déguise et vit tous les rêves des enfants. Elle cherche des trésors, vole comme un oiseau et joue au pirate comme son père, roi des cannibales et terreur des sept mers...
Dans la fameuse trilogie suédoise de polars Millénium (plusieurs billets sur ce roman à lire de toute urgence en cette fin de vacances!), le personnage de Lisbeth Salander est inspiré de Fifi Brindacier. Il y est d'ailleurs fait référence à de nombreuses reprises dans le texte.






C'est pour Karin sa fille de 4 ans, atteinte de pneumonie, qu'Astrid Lindgren invente des histoires et crée au tout début des années 40 le personnage de Pippi Långstrump, "pippi" signifiant "folie" en suédois, qui deviendra plus tard en français Fifi Brindacier. Auteure de plus de cinquante albums désormais considérés comme des classiques de la littérature de jeunesse, Astrid Lindgren a été traduite dans plus de soixante-dix langues :


Allemand : Pippi Langstrumpf
Anglais : Pippi Longstocking
Finlandais : Peppi Pitkätossu
Grec :Pipe Phakidomyte
Indonésien : Pippi Si Kaus Panjang
Islandais : Lina Langsokkur
Japonais : Nagakutsushita no Pippi
Macédonien : Pipi dolgiot corap
Polonais : Pippi Pónczoszanka
Espagnol : Pippa Mediaslargas
Turc : Pippi Uzuncorap issiz köskte






Astrid Lindgren était célèbre en Suède pour ses opinions féministes et libertaires ainsi que pour son œuvre pour la jeunesse dans laquelle elle prenait souvent le parti des enfants.
Ses livres se sont vendus à ce jour à plus de 100 millions d'exemplaires, c'est l'écrivain suédois le plus lu dans le monde. De nombreux contes ont également été adaptés au cinéma et à la télévision. Docteur honoris de plusieurs universités, elle a été récompensée par une foison de prix littéraires, dont notamment le Prix Nils Holgersson 1950 et le Prix Nobel de littérature enfantine 1994.
Elle est décédée à Stockholm le 28 Janvier 2002, à l'âge de 94 ans.
En 1990 son grand projet de créer un parc d'attraction à Vimmerby fut enfin exaucé.

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Invitation au voyage.
Voilà maintenant 8 ans qu'avec une insolente régularité la Finlande rafle les premières places dans les évaluations internationales des systèmes éducatifs. Et pas seulement en termes de résultats bruts, mais aussi en termes d'équité et d'efficacité. Il serait donc possible de faire réussir globalement mieux les élèves tout en réduisant les écarts de performances entre eux et cela sans faire exploser le budget consacré à l'éducation .








"Le système éducatif finlandais est aujourd'hui l'objet de toutes les attentions. Les excellents résultats obtenus par ce pays dans les comparaisons internationales font rêver certains : ils voudraient importer d'urgence les « bonnes recettes » qui auraient été mises au point là-bas. D'autres, au contraire, insistent sur l'impossible transposition d'un modèle qui bénéficie de conditions très particulières. D'autres, encore, estiment que la réussite des écoliers finlandais aux tests n'est pas représentative de leur véritable niveau culturel...
Pour y voir plus clair, il fallait reconstituer précisément le contexte et expliquer la démarche de la Finlande. Il fallait regarder de plus près les résultats chiffrés, mais aussi recueillir le témoignage des acteurs. C'est ce qu'a fait Paul Robert dans un ouvrage qui, tout à la fois, se lit comme un roman et constitue un travail d'analyse totalement inédit. C'est ainsi que les lecteurs trouveront dans ces pages un ensemble d'informations indispensables pour comprendre l'école finlandaise, distinguer ce qui relève d'une conjoncture favorable de ce dont nous pourrions nous inspirer.
Philippe Meirieu
"Les secrets de la réussite" Paul Robert
Editions E.S.F. Col. Pédagogies. ISBN: 978-2-7101-1934-0 (2008) 22

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Suite rocambolesque.
La section du Parti socialiste suédois (ex-parti communiste) a refusé l'argent que Stieg Larsson, l'auteur de la trilogie «Millenium», lui avait attribué dans un testament de 1977.

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Hommage personnel.
A l’écrivain égyptien Albert Cossery mort dimanche à 94 ans à Paris dans une petite chambre d’hôtel où il vivait depuis 63 ans.








Surnommé le «Voltaire du Nil» pour son ironie à l'encontre des nantis, Albert Cossery n’a cessé, en huit livres plutôt courts - dont «Mendiants et orgueilleux», «Un complot de saltimbanques», de rendre hommage aux petites gens et aux marginaux de son enfance cairote, voleurs, prostituées ou balayeurs de rues, persifleurs à l'égard des pouvoirs.








dans Lire.fr , Afrik.com et dans le NouvelObs

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Eluard : le Surréalisme.
Magnifique diaporama réalisé par Michel Ben Avraham (Le WebLettres)

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Un inédit de Rimbaud.
Un article du poète, publié dans Le Progrès des Ardennes en novembre 1870, a été découvert par hasard par un jeune cinéaste en repérage fin avril à Charleville-Mézières. Un événement littéraire: le dernier inédit de Rimbaud découvert date des années 40.

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Lecture en CM1.
Évolution des performances en lecture des élèves de CM1 Résultats de l’étude internationale PIRLS.
Face aux 45 pays de l’étude, la France n’est pas trop mal classée, mais, comparée aux pays de l’Union européenne participant à l’étude, la France n’a plus derrière elle que l’Espagne comme pays de taille comparable. Sur l’ensemble de l’évaluation, la France se situe de manière statistiquement significative au-dessus de la moyenne internationale : les élèves français obtiennent un score moyen de 522, soit près d’un quart d’écart type au-dessus de la moyenne internationale fixée à 500
De plus, si l’on ordonne tous les élèves des pays européens ayant participé à PIRLS en fonction de leur score et que l’on découpe cet ensemble en quatre groupes de même taille, on note que les élèves français se trouvent surreprésentés dans le groupe le plus faible : 36% contre 25 % au niveau européen et, à l’inverse, ils sont sous-représentés dans le groupe de plus haut niveau : 17 % contre 25 %.
Dans tous les pays, les filles obtiennent des résultats significativement supérieurs à ceux des garçons, sauf au Luxembourg et en Espagne où cette différence n’est pas significative. En France, tout comme en 2001, les filles obtiennent 11 points de plus que les garçons.
Marc Colmant et Séverine Dos Santos, DEPP B2

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Les jeunes et les livres.
En 2006, un Français sur quatre de plus de 15 ans n'a lu aucun livre, et 38% des lecteurs lisent moins de dix livres par an (hors bande dessinée) contre 24% en 1973", relève Alain Absire, écrivain, président de la Société des gens de lettres, dans une tribune accordée au Figaro. Selon lui, "le signe de plus en plus approximatif et l'image qui dé­file gratuitement sur tous les écrans, via le Web, l'emportent sur le sens".
Pourtant avec les "chats, les blogs, les SMS, et autres sites d'échange et de partage… on n'a jamais autant écrit ni au­tant lu", explique-t-il. Mais d'ajouter, "sans le livre, désacralisé, découpé et trituré à volonté sur la Toile, et sans les normes qu'il impose, l'écrit prolifère de façon anarchique". D'ailleurs, pour l'écrivain, le résultat est préoccupant : comment s'intégrer dans notre société si le seul langage que l'on pratique est approximatif, codé et réservé à une nouvelle population d'illettrés qui écrivent pho­nétiquement comme ils parlent ?
Alain Absire estime alors ur­gent le renforcement du réseau des médiateurs de proximité. Ecoles, librairies, bibliothèques, associa­tions, maisons d'écrivain, relais sociaux, etc., toutes les énergies doivent être fédérées. Il souligne également l'importance de tisser le lien social. Il prend ainsi l'exemple de l'opération "A l'école des écrivains, des mots partagés", qui permet à trente et un col­lèges de travailler directement avec des écrivains. Toutefois, Alain Absire précise que "pour que le nombre des 'sacrifiés' se ré­duise, elle doit être l'amorce d'un plan d'action à l'échelle nationale".
Source : Le Figaro - Article paru dans NousVousIls.fr

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Lecture.
Dossier très complet de l'Institut National de la Recherche Pégagogique sur les méthodes de lecture et les difficultés d'apprentissage.

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Enquête et Contes.
Le patrimoine populaire francophone en ligne...Quelques beaux contes exotiques issus essentiellement de l'Afrique francophone à faire écouter aux petits avant le coucher.
Enquête internationale "PIRLS" : mauvais classement de l'école primaire française dans ce "palmarès" international mais surtout quelques tentatives d'explications...

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Kindle.
Vers la mort du livre papier? Suprématie du e-book? Analyse du Kindle. Vidéo de démonstration en anglais ci-dessous.



Libération a testé l'ebook français : Bookeen, le rival de Kindle.

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Chagrin d'école.
Entretien très intéressant avec Daniel Pennac, écrivain très apprécié des élèves (Kamo et la saga Malaussène) qui raconte son passé de cancre dans "chagrin d'école".

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Lire en fête.
Programme officiel de cette manifestation très attendue.

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